[ACTUALISE] - Jean-Marc Ayrault a invité ce lundi 29 octobre plusieurs grands patrons pour un déjeuner sur le thème de la compétitivité. Le débat a été relancé ce week-end pas l'appel de 98 chefs d'entreprises publiés dans les colonnes du JDD. Ils réclament une baisse importante des cotisations des entreprises alors que le chef de l'Etat et l'ensemble du gouvernement ne cessent de répéter qu'ils ne sont pas favorables à un choc de compétitivité.
Plusieurs grands patrons ont déjeuné à Matignon ce midi du lundi 29 octobre. Le Premier ministre a ainsi cherché à éteindre le début d'incendie provoqué par le texte signé par 98 dirigeants de grandes entreprises et publié dans le Journal du dimanche la veille. Ils y réclament une baisse des cotisations sociales de l'ordre de 30 milliards d'euros sur deux ans afin de restaurer la compétitivité de l'économie française.
Les dirigeants présents à ce déjeuner, tous signataires de cette tribune lancée à l'initiative de l'Afep, étaient : Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, Jean-Pierre Clamadieu, président du comité exécutif de Solvay, Benoît Potier, PDG d'Air Liquide, Philippe Crouzet, président du directoire de Vallourec et Gilles Michel, directeur général du groupe Imerys.
"Nous avons eu un échange très direct, très pragmatique, sur les points que nous avons eu l'occasion d'exprimer (le 29 octobre dans le JDD, ndlr) et sur la situation économique du pays", a déclaré, à la sortie du déjeuner, Jean-Pierre Clamadieu.
Juste avant ce déjeuner, Jean-Marc Ayrault a rappelé à la presse que "le gouvernement a sa méthode et son calendrier pour ce qui relève du dossier de la compétitivité". Le chef du gouvernement a ainsi rappelé qu'il se ferait remettre lundi 5 novembre le rapport très attendu de Louis Gallois, avant d'organiser le lendemain un séminaire gouvernemental à Matignon. "Et puis après j'annoncerai les principales décisions", a déclaré Jean-Marc Ayrault.
Ce matin, Pierre Moscovoci et Michel Sapin ont tous les deux indiqué qu'il était impossible de procéder à une réduction de 30 milliards d'euros des charges des entreprises. Ils abondent ainsi dans le sens de François Hollande qui a prôné jeudi 25 octobre un "pacte" plutôt qu'un "choc" de compétitivité.









