Le constructeur allemand a des choses à apprendre de ses concurrents, estime le directeur marketing mondial du groupe.
Compétitivité, le mot à la mode sur le salon, est également sur les lèvres du constructeur allemand Volkswagen. Christian Klinger, le responsable marketing monde du groupe évoquait le thème lors d’une rencontre avec la presse. Il avait déjà affirmé il y a quelques mois que la surcapacité n’était pas le problème de l’industrie européenne.
"Il y a quelques mois, tout le monde demandait si les états ou l’Union européenne devait aider les constructeurs à fermer les usines. C’est un non-sens ! Aujourd’hui, nous constatons que tout le monde reparle à nouveau de compétitivité", fait remarquer avec aise Christian Klinger. Ce dernier estime que le constructeur allemand doit lui aussi améliorer la sienne : "Nous avons beaucoup de choses à apprendre. Nous regardons nos compétiteurs, faisons du benchmark. L’autosatisfaction n’est pas la meilleure conseillère".
Et le constructeur allemand regarde de tous les côtés : "Il y a des choses intéressantes chez Hyundai et chez Kia, de même que chez Dacia. Et Toyota fait des choses très intéressantes, tout comme Chevrolet, explique Christian Klinger. Mais nous regardons également en dehors du secteur automobile, comme par exemple sur internet".
Le responsable marketing a confirmé que le groupe étudiait le lancement du constructeur sur le créneau du low-cost : "La décision va arriver. Après, la question, c’est de savoir où se lancer. Pour nous, Dacia n’est pas un schéma". Selon lui, la marque low-cost prend des volumes aux autres marques de l’Alliance Nissan-Renault.
Ironisant sur les propos de Sergio Marchionne, le patron de Fiat, qui parlait dans l’après-midi d’un "bain de sang" chez les constructeurs européens, et dont VW serait l’instigateur, le responsable du marketing a répondu que "probablement Monsieur Marchionne s’est coupé avec son propre couteau !" Ambiance…









