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Comment PSA a fait de Poissy le berceau de la Peugeot 208

Par Pauline Ducamp - Publié le
Peugeot 208
© D.R. - PSA Peugeot Citroën

Le constructeur automobile français a investi 600 millions d'euros dans le développement de sa nouvelle citadine. 150 millions reviennent à Poissy, principal site de production en France de la 208.

"Le lancement de la 208 est une bonne nouvelle pour l'industrie française" a lancé Eric Besson après avoir inauguré officiellement ce vendredi 27 janvier, au matin, avec Philippe Varin, PDG de PSA Peugeot Citroën, la ligne de production de la nouvelle compacte du groupe à Poissy.

L'usine, ouverte en 1938, fait figure de fleuron industriel français pour le constructeur, d'où la décision d'y implanter la production de la 208. A l'heure où beaucoup (dont les manifestants venus accueillir le ministre de l'Industrie ce vendredi matin) dénoncent la délocalisation des activités de PSA vers les pays émergents, la 208 offre une vitrine "Made in France". Mais surtout "Made in Poissy".

Au total, PSA a investi 600 millions d'euros pour développer la compacte : 350 millions dans la R&D, 100 millions sur le site de Mulhouse (Haut-Rhin) qui produira aussi quelques 208 (50 000 environ par an) et 150 millions sur le site de Poissy, navire-amiral du groupe sur le segment B, celui des compactes.

De l'emboutissage au montage

208, made in France
Peugeot l’affirme : 65% des pièces de la 208 sont d’origine française. Valeo, Faurecia ou encore Plastic Omnium avec un pare-choc "Made in Bretagne" vanté par Philippe Varin, tous les équipementiers hexagonaux ont veillé le berceau de la compacte. "La 208 offre à nos fournisseurs une opportunité pour lancer des innovations" a confié le PDG de PSA à la presse. Philippe Varin a insisté sur la rentabilité d’un modèle : rien ne s’oppose à la production des voitures en France, même les plus petits modèles, "si c'est une voiture dont le niveau de qualité est remarquable".
Les plus gros investissements (60 millions d'euros) ont été réalisés dans l'usine de ferrage où est assemblée la carrosserie de la 208. Dejà utilisée pour la 508, à Rennes, la technique du soudobrasage laser a été introduite à Poissy spécialement pour le pavillon de la compacte.

Cette pièce est directement liée aux côtés de la caisse, grâce à un filet d'aluminium qui est fondu. Une technique qui offre des soudures bord à bord plus propres et qui permet aussi de gagner quelques kilos. Quatre stations de soudure laser mais aussi 150 nouveaux robots ont été installés, pour assembler les 350 pièces de la carrosserie.

Le second plus gros poste d'investissements (45 millions d'euros) est localisé dans l'usine d'emboutissage. Grâce à cette enveloppe, de nouveaux outils pour fabriquer 38 pièces de carrosserie propres à la 208 ont été installés. Poissy expédie aussi une partie de cette production à Mulhouse et à Trnava en Slovaquie où la voiture sera aussi assemblée.

L'un des investissements clés se trouve dans l'usine de peinture, avec une dizaine de nouveaux robots. Ces robots produisent un dépôt homogène sur la compacte, dont les courbes particulières compliquent l'opération de peinture. Trois nouvelles teintes ont été créées spécialement pour ce modèle, dont la nuance ‘Blossom Grey'.

C'est dans cette livrée que la 208 a été présentée à Eric Besson. Au beau milieu d'une visite menée tambours battants, le ministre de l'Industrie s'est accordé quelques instants, à la sortie de la ligne, pour prendre le volant de la petite Lionne.

Peugeot a aussi investi 12 millions d'euros dans l'usine de montage. Cette somme s'est matérialisée en nouveaux manipulateurs de pièces et en une nouvelle ligne d'assemblage du train arrière. La zone de montage des portes a aussi été revue car, plus courte que la 207, la 208 offre moins d'espace pour monter les portes.

40% des ventes européennes de PSA

Sur la même ligne, 207 et 208 se succèdent aujourd'hui : pour quatre 207, une 208 pointe le bout de son capot. Fin janvier, une centaine de 208 sort chaque jour des chaînes, mais en mars, ce sont 600 compactes qui seront assemblées quotidiennement, après l'arrêt complet de la production de la 207. La montée en cadence n'a été validée que le 18 janvier : de 100 unités, la production passera la semaine prochaine à 170 unités par jour.

La 208 remplacera les 206+ et 207, tout en couvrant une gamme de prix raisonnable, comprise entre 11 950 et 21 850 euros. Avec ce modèle, Peugeot espère retrouver le succès en se basant sur son cœur de métier, les compactes.

Philippe Varin compte bien faire de la 208 son plus gros volume de ventes en Europe. En 2013, la 208 pourrait représenter 40% des ventes européennes du groupe. En année pleine, 550 000 exemplaires seront produits : environ 250 000 à Poissy, 50 000 à Mulhouse et le reste à Trnava en Slovaquie, où la production débutera cet été. A partir de 2013, la 208 sortira aussi des chaînes de Porto Real au Brésil.


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1 réaction

jdfcar | 31/01/2012 - 13H10

Nous lisons 21850 euros hors options pour du haut de gamme 208.
C’est cher payé pour du bas de gamme technologique déguisé en haut de gamme dans le segment !
Si on compare l’offre dans ce segment disponible en France il y a beaucoup mieux en prix et technologie avec beaucoup plus d’options incluses dans ce prix !
Peugeot oublie la concurrence, il en sera pour ses frais !
Exemple : l’offre de Toyota avec son hybride dans la gamme Auris est dix fois plus fiable et économe en carburant que Peugeot ! Si on prend dans la gamme en dessous et toujours hybride (fabriquée en France en plus) le client a largement pour son argent et en plus il part avec une extension de garantie de 6 ans pièces et MO pour un prix moindre !

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