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Comment Laurence Parisot mise sur l'industrie pour sa réforme sur le coût du travail

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La patronne du MEDEF en dévoilait les grands principes hier, mercredi 20 octobre, lors des Assises de l'Industrie, à Paris. C'est en inscrivant la baisse du coût du travail sur le terrain de la défense de l'emploi, en particulier industriel, que le MEDEF espère convaincre.

Comment Laurence Parisot mise sur l'industrie pour sa réforme sur le coût du travail © Société BIC / Jack Burlot-Corporate Images / Claude Perrain

Ce n'est pas un hasard si Laurence Parisot a choisi les Assises de l'industrie pour lever le voile sur ses propositions  de réforme du financement de la protection sociale. Le MEDEF veut inscrire ce sujet au cœur des débats de la présidentielle.

 

 

Comme expliqué dans la vidéo ci-dessus, l'un des éléments du projet consiste à réduire les cotisations sociales employeurs pour les rebasculer sur la fiscalité de la consommation. Un retour de la TVA sociale … qui est peu prisée dans l'opinion publique (64 % des français sont contre selon le sondage effectué par l'Usine nouvelle cette semaine). Le MEDEF veut absolument lier cette réforme au sujet de l'emploi.

Et si la patronne des patrons a bien identifiée que la TVA sociale n'est pas consensuelle, elle  sait aussi en revanche que la question de l'emploi dans l'industrie et l'objectif de maintenir une base productive forte est partagée par toutes les sensibilités. A gauche comme à droite, employeurs comme salariés, secteurs des services comme ceux de l'industrie. Or les emplois industriels sont en effet plus exposés à la concurrence internationale (de nos partenaires européens plus que  des émergents qui ne joue pas dans la même catégorie)  et au final handicapés par le poids des prélèvements obligatoire.

Mais la baisse  du niveau de cotisations patronales, n'est pas la seule proposition de Laurence Parisot  et c'est son autre habileté pour entrer dans un terrain miné. La présidente du MEDEF a  également proposé le 20 octobre de réduire une partie des cotisations salariales en les rebasculant sur la CSG.

En s'attaquant à la part payée par les salariés des cotisations, on augmente de manière mécanique leur  salaire net, ce qui théoriquement libère du pouvoir d'achat. C'est une des conditions d'acceptation par les partenaires sociaux.

Car s'il existe désormais un consensus chez les principaux syndicats pour admettre que certains branche de la sécurité sociale, en particulier tout ce qui concerne la famille, n'ont pas à être supporté par le travail, ils veulent aussi que cette baisse du coût du travail profite aux salariés.

Par ailleurs en rebasculant, certaines cotisations salariées (sans doute une partie de la branche maladie) sur la CSG, on s'oriente sur un impôt doté d'une large assiette qui frappe les revenus du travail comme du capital.

Dans les prochaines semaines, le MEDEF devrait donc présenter un projet chiffré et financé pour réduire le coût du travail sans réduire la protection sociale, autre sujet d'inquiétude des français. En lançant le débat autour de la compétitivité de l'industrie française, le MEDEF espère se donner les meilleures chances de succès.

Par ailleurs, dans ce projet,  la machine à calculer est également industrielle. Car si elle n'apparaît pas c'est l'UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie) qui fait tourner les calculettes. Elle a d'ailleurs embauché au printemps dernier, un ancien magistrat de la cour des comptes Laurent Rabaté comme directeur de la protection sociale. Nul doute qu'il pilote l'expertise qui est ainsi délivré au MEDEF.

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