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L'Usine Maroc

Comment l’ONG américaine CEED booste les startupers marocains

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La conférence CEED Maroc offre chaque année aux startupers marocains l’occasion de rencontrer des chefs d’entreprises qui deviendront peut être leurs clients ou à défaut leurs investisseurs. L'édition 2015 a eue lieu les 15 et 16 septembre. Objectif déclaré des organisateurs : prôner les valeurs de l'entrepreneuriat et favoriser les opportunités d’affaire.

Comment l’ONG américaine CEED booste les startupers marocains © ceed maroc

Opportunités. Les startupers marocains ont eu l'opportunité de rencontrer patrons de PME et investisseurs potentiels à la conférence Centre for entrepreneurship and executive development (CEED  Maroc) qui s'est tenue à Casablanca les 15 et 16 septembre 2015.

implantée au Maroc en 2013

"Le principe est d’attirer les chefs d’entreprises avec des keynote speakers et leur faire rencontrer startups et jeunes entrepreneurs", résume dans un sourire Mohammed Berrada, directeur général de Yasmine Immobilier, venu "mentorer" un jeune entrepreneur marocain, lors de la conférence annuelle de CEED-Maroc, à Casablanca.

Ainsi l’équipe de CEED, cette ONG américaine qui intervient en Europe de l’Est et s’est implantée au Maroc en 2013, a-t-elle réussi à attirer Adil Douiri, ancien ministre du Tourisme et PDG de la holding Mutandis, lui-même et Ahmed Reda Chami, ex-ministre de l'Industrie, du Commerce et des Nouvelles technologies.

Mohammed Alami Berrada est également venu prendre des contacts et travailler son réseau parmi les chefs d’entreprises qui ont fait le déplacement,

"J’ai déjà rencontré Ismail Bargach de Lik, par le passé. Pendant les communales, il nous a offert [M. Berrada est co-fondateur de la Tarik Ibnou Ziad Initiative pour le leadership politique, ndlr] d’utiliser gracieusement son application pour envoyer des messages pour aller voter. Aujourd’hui, on a pris rendez-vous, je vais lui faire rencontrer 4 ou 5 chefs d’entreprises avec qui il pourra faire des affaires », explique-t-il.

Driss Laraki, DG d’une petite entreprise familiale qui intervient notamment dans l’immobilier, est surtout venu pour écouter les jeunes entrepreneurs qui vont présenter leur startup devant un jury dans l’espoir de gagner 12 000 dollars et une place à l’IBM Smart Camp.  

"L’avantage du Maroc, c’est cette aptitude à fonctionner par le relationnel. Avec quelques amis, nous mettons de l’argent dans un petit fonds de 3 ou 4 millions de dirhams pour réaliser de petits investissements. L’économie numérique, en particulier les applications, a l’avantage de demander un faible investissement de départ, même si bien sûr il faut ensuite une forte stratégie marketing et de communication, pour un retour sur investissement qui peut être très élevé", explique Driss Laraki.

Les petits fonds privés prêts à investir dans le lancement d’une jeune société, en d’autres termes les business angels comme Driss Laraki, sont encore très rares au Maroc.

Seuls 7% des fonds investis au Maroc depuis 2011 par les fonds d’investissement membres de l’Association marocaine des investisseurs en capital, relèvent du capital-risque et de l’amorçage.

besoin de grandes entreprises

"Le financement est une difficulté bien sûr. Il faut plus d’acteurs, plus de business angels autres que Maroc Numeric Fund, mais l’accès au marché est sans doute le cap le plus difficile à franchir", estime Marouane Chelli, directeur général du Technopark de Tanger.

"Après 8 ans d’existence, on a réussi à vendre nos solutions de e-learning à de très grandes entreprises comme Inwi, la Bourse de Casablanca, l’Ompic, Al Akhawayn university … Il y a une difficulté inhérente à l’innovation : la résistance au changement, ou la peur des dirigeants de la résistance aux changements au sein de leur entreprise. Il y a une autre difficulté, aussi, au Maroc : la propension des décisionnaires à faire confiance à des solutions étrangères qui auraient déjà fait leurs preuves", analyse Doha Benjeloun, directrice générale de Proactech, éditeur de solution de e-learning, implanté au Maroc et en France.

Parmi les entreprises présentes
OCP, Google, Danone, Maroc Export, CDG Dev, Marsa Maroc, Attijariwafa Bank, BMCE, Inwi, Nestlé, Oulmès, Aiguebelle.
Comme pour Proactech, "on aurait besoin de grandes entreprises qui acceptent de prendre ce risque, minime, en réalité par rapport à leur taille, plutôt que de venir uniquement en tant que financeur", estime Marouane Chelli.

"J’ai pris des contacts avec le service des achats de ma société dans ce sens, mais rien n’est encore conclu. C’est très long … ", reconnait une des responsables de la fondation d’une grande entreprise marocaine.

Julie Chaudier, à Casablanca

 

(* le prénom a été changé)

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