Comme pour Amazon, Gemalto veut sécuriser les clouds français

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Le spécialiste français de la carte à puce veut profiter du développement du cloud computing pour imposer ses solutions d’authentification, de cryptage et de signature électronique. Objectif : générer une croissance à deux chiffres dans cette activité.

Désormais, Gemalto a les yeux braqué sur le cloud computing. Il voit dans le développement de ce modèle informatique un moteur de croissance pour son activité sécurité électronique. Cette activité comprend aujourd’hui des solutions pour les documents électroniques (passeports, cartes d’identité, permis de conduire… etc), les services bancaires en ligne et les réseaux d’entreprises.

Selon son directeur, Jacques Seneca, elle représente un chiffre d’affaires de 310 millions d’euros en 2011, contre 170 millions d’euros en 2007, et a généré plus de 30 millions d’euros de bénéfices en 2011. "Nous voulons poursuivre cette croissance à deux chiffres en sous positionnant comme leader de la sécurisation d’accès aux services de cloud computing", confie-t-il.

Jacques Seneca salue l’arrivée en France de trois acteurs majeurs d’infrastructure cloud : Numergy de Bull et SFR, Cloudwatt de Thales et Orange, et Bouygues Telecom en partenariat avec Microsoft. "Nous voulons proposer à ces trois fournisseurs nos solutions d’authentification forte, de cryptage et de signature électronique pour sécuriser l’accès à leurs services, comme nous le faisons déjà pour Amazon", espère-t-il.

Une activité encore marginale

La solution combine un serveur d’authentification forte installé chez le fournisseur d’infrastructure cloud et un module client (qui peut être un agent logiciel, une clé USB, une carte à puce ou une mini carte MicroSD) qui permet à l’administrateur informatique de l’entreprise cliente de paramétrer le service cloud qu’il a acheté.

"La difficulté d’offrir des solutions de sécurité adaptées à ce marché réside dans la diversité des modes d’accès (NDLR : PC, client léger, tablette, smartphone) et des plateformes logicielles (NDLR : Windows, iOS, Android, BlackBerry, etc.), remarque Jacques Seneca. Les solutions gagnantes demain seront celles capables de traiter cette double diversité."

Gemalto est aujourd’hui présent dans le cloud à travers des services bancaires en ligne. "Mais aujourd’hui, le cloud reste encore marginal dans notre activité. Il deviendra significatif seulement à partir de 2015", prévoit Jacques Seneca. Dans ce développement, Gemalto fait face à trois principaux concurrents tous américains : Vasco, RSA Security et SafeNet.

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