L'Usine de l'Aéro

Montée des cadences de production des grands programmes aéronautiques, émergence de nouveaux acteurs, intégration des technologies numériques, relations entres les sous-traitants et les donneurs d’ordre : le secteur aéronautique ne manque pas de défis. La mission de ce site ? Décrypter les stratégies des grands avionneurs que sont Airbus et Boeing, comprendre la montée en puissance d’acteurs comme Comac, Bombardier, Embraer et Sukoi, scruter l’émergence de nouvelles tendances (des drones aux solutions numériques) et analyser la bataille des motoristes (Safran, Rolls-Royce, Pratt & Whitney, General Electric).

 

 

L'Usine de l'Aéro

Commandes annulées de STX : un sénateur accuse les banques françaises et l’Etat

Publié le
Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
STX Saint-Nazaire
© Bernard Biger - STX

  Le sénateur Yannick Vaugrenard a écrit à François Baroin pour fustiger le faible empressement des banques françaises  à financer les bateaux et l’inertie de l’Etat. Selon nos informations,  la Société Générale et le Crédit Agricole auraient fait défaut.

L'annulation de la construction de deux bateaux pour Viking  River Cruises par STX à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) fait des remous. Au-delà des sombres perspectives d'activités pour une entreprise qui va déjà mettre en œuvre des mesures de chômage partiel  pour 550 de ces 2100 salariés, l'heure est à comprendre les causes de cette défection.

Il semble désormais acquis que c'est le plan de financement qui a fait défaut dans l'offre. Le 5 avril, les chantiers navals ont publié un communiqué lapidaire "STX France a été informé par  Viking River Cruises qu'ils ont décidé de se retirer des discussions concernant le projet précédemment annoncé pour deux navires de croisière de luxe."

Par ailleurs selon nos confrères de Mer et Marine, un accord aurait été trouvé avec l'armateur italien Fincantieri sur la base "d'une offre agressive en terme de prix et d'un montage financier très attractif". Pour le sénateur de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard, "il y a eu un défaut des  banques françaises qui n'ont pas jugé utile d'assurer le financement de ces deux navires".

Yannick Vaugrenard fustige non seulement ces banques mais également la mollesse de l'implication de l'Etat sur ce dossier. Il a envoyé dès le 5 avril un courrier à François Baroin qui est resté lettre morte jusqu'à ce jour (voir lettre jointe).

Selon nos informations les deux banques en question sont la Société Générale et le Crédit agricole, car sur un dossier pareil, il faut constituer un pool bancaire. Selon Jérôme Dholland, délégué syndical CFDT de STX France à Saint Nazaire, qui n'a pas voulu confirmer ces deux noms : "L'une de ces deux banques avait accepté la responsabilité de monter l'opération. L'autre était déjà engagée sur le financement du X32 Libyen qui a été finalement vendu à MCS Croisières." La CFDT se pose la question "Est-ce que l'un n'a pas joué contre l'autre ? Il a fallu frapper aux mêmes portes en même temps."

Le financement de ces grands investissements devient problématique pour de nombreuses banques françaises en raison de la règlementation Bâle III qui leur imposent des ratios de liquidité et de capital plus important. La question des ventes en dollars est également un souci.

Le sénateur Vaugrenard demande à ce que l'Etat mobilise les leviers nécessaires pour intercéder auprès des partenaires financiers, si besoin en apportant la garantie de l'Etat.

Dans les cadres de la présidentielle, les équipes des deux principaux candidats ont réfléchi au sujet du financement de l'export. Mais sans aboutir, le sujet étant complexe et risqué. L'idée de rajouter une banque de l'export au déjà gigantesque projet de Pôle publique d'investissement de François Hollande chargerait encore la barque.

Par Anne-Sophie Bellaiche et Olivier Cognasse

Imprimer

La fiche STX FRANCE à SAINT-NAZAIRE avec Industrie Explorer

lieu

TOUT SAVOIR SUR...
Ses investissements, ses actualités, ses dirigeants, sa production...

Voir la fiche

1 réaction

verdarié | 18/04/2012 - 19H29

Cela ne m'étonne pas!Entre ministères et administrations plus rien ne fonctionne.Il y a des responsables partout mais aucun n'assure réellement la responsabilité de la fonction pour laquelle on les payent pourtant très cher.Si il faut en plus tenir compte de ce que veux l'Europe alors qu'elle ne le sait pas elle même? C'est bien joli de mettre partout des gens super diplômés mais il faudrait d'abord leur apprendre ce qu'est le travail.

Signaler un abus |  CITER

Effectuer une autre recherche

Rechercher

 

 

L'Aéro en images

Campagne finale d’essais en vol et dans la neige pour le Falcon 8X de chez Dassault.

Le Falcon 8X, nouveau fleuron de Dassault Aviation, est entré dans la phase finale de son programme de certification et d’essais en vol, tandis que se poursuivent les préparatifs en vue de la première livraison du triréacteur à très long rayon d’action. Les trois appareils du programme d’essais en vol ont accompli quasiment toutes les procédures prévues dans le cadre des essais de certification, et ont à ce jour accumulé plus de 650 heures de vol au cours de 325 sorties.  

Voir la galerie

Campagne finale d’essais en vol et dans la neige pour le Falcon 8X de chez Dassault.

Découvrez les premières images du dirigeable Airlander 10

Dans un hangar près de Bedford, au nord de Londres, Hybrid Air Vehicles a levé le voile sur son dirigeable Airlander 10.

Voir la galerie

Découvrez les premières images du dirigeable Airlander 10

Assemblage final du miroir du James Webb Telescope

Le prochain télescope spatial, le James Webb Space Telescope (JWSP), a franchi il y quelques jours une nouvelle étape, l’ESA a signé le contrat avec Arianespace pour son lancement sur une fusée Ariane 5 depuis l’astroport de Kourou en octobre 2018. Assemblage des 18 miroirs, tests en température des instruments se succèdent afin de tenir les délais.

Voir la galerie

Assemblage final du miroir du James Webb Telescope

Venise vue par satellite, un autre regard sur la cité des Doges

Le carnaval de Venise est une fête traditionnelle qui remonte au moyen âge. Costumes, couleurs, masques, défilés sont au rendez-vous de cette manifestation qui a débuté il y a quelques jours.   

Voir la galerie

Venise vue par satellite, un autre regard sur la cité des Doges

[DIAPORAMA] Comment sont fabriqués les sièges éjectables du Rafale ?

  A Argenteuil (Val d’Oise), la société d'exploitation des matériels Martin Baker (SEMMB) filiale à 50-50 du fabricant britannique Martin Barker Aircraft et du français Safran, fabrique les sièges du Rafale et de l’ensemble des avions de combats de l’Armée française. La société, qui a produit en décembre dernier son 250e siège pour l'avion de combat tricolore, a réalisé un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros en 2015. Il faut à peu près 200 heures pour fabriquer un exemplaire de ce siège éjectable. Depuis leur production en 1961, ils ont sauvé la vie de près de 700 pilotes, indique le fabricant.  

Voir la galerie

[DIAPORAMA] Comment sont fabriqués les sièges éjectables du Rafale ?
Voir tous les diaporamas "Aéronautique" >>
Recevez nos newsletters

Identifiez-vous