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Commandes annulées de STX : un sénateur accuse les banques françaises et l’Etat

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STX Saint-Nazaire
© Bernard Biger - STX

  Le sénateur Yannick Vaugrenard a écrit à François Baroin pour fustiger le faible empressement des banques françaises  à financer les bateaux et l’inertie de l’Etat. Selon nos informations,  la Société Générale et le Crédit Agricole auraient fait défaut.

L'annulation de la construction de deux bateaux pour Viking  River Cruises par STX à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) fait des remous. Au-delà des sombres perspectives d'activités pour une entreprise qui va déjà mettre en œuvre des mesures de chômage partiel  pour 550 de ces 2100 salariés, l'heure est à comprendre les causes de cette défection.

Il semble désormais acquis que c'est le plan de financement qui a fait défaut dans l'offre. Le 5 avril, les chantiers navals ont publié un communiqué lapidaire "STX France a été informé par  Viking River Cruises qu'ils ont décidé de se retirer des discussions concernant le projet précédemment annoncé pour deux navires de croisière de luxe."

Par ailleurs selon nos confrères de Mer et Marine, un accord aurait été trouvé avec l'armateur italien Fincantieri sur la base "d'une offre agressive en terme de prix et d'un montage financier très attractif". Pour le sénateur de Loire-Atlantique Yannick Vaugrenard, "il y a eu un défaut des  banques françaises qui n'ont pas jugé utile d'assurer le financement de ces deux navires".

Yannick Vaugrenard fustige non seulement ces banques mais également la mollesse de l'implication de l'Etat sur ce dossier. Il a envoyé dès le 5 avril un courrier à François Baroin qui est resté lettre morte jusqu'à ce jour (voir lettre jointe).

Selon nos informations les deux banques en question sont la Société Générale et le Crédit agricole, car sur un dossier pareil, il faut constituer un pool bancaire. Selon Jérôme Dholland, délégué syndical CFDT de STX France à Saint Nazaire, qui n'a pas voulu confirmer ces deux noms : "L'une de ces deux banques avait accepté la responsabilité de monter l'opération. L'autre était déjà engagée sur le financement du X32 Libyen qui a été finalement vendu à MCS Croisières." La CFDT se pose la question "Est-ce que l'un n'a pas joué contre l'autre ? Il a fallu frapper aux mêmes portes en même temps."

Le financement de ces grands investissements devient problématique pour de nombreuses banques françaises en raison de la règlementation Bâle III qui leur imposent des ratios de liquidité et de capital plus important. La question des ventes en dollars est également un souci.

Le sénateur Vaugrenard demande à ce que l'Etat mobilise les leviers nécessaires pour intercéder auprès des partenaires financiers, si besoin en apportant la garantie de l'Etat.

Dans les cadres de la présidentielle, les équipes des deux principaux candidats ont réfléchi au sujet du financement de l'export. Mais sans aboutir, le sujet étant complexe et risqué. L'idée de rajouter une banque de l'export au déjà gigantesque projet de Pôle publique d'investissement de François Hollande chargerait encore la barque.

Par Anne-Sophie Bellaiche et Olivier Cognasse

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1 réaction

verdarié | 18/04/2012 - 19H29

Cela ne m'étonne pas!Entre ministères et administrations plus rien ne fonctionne.Il y a des responsables partout mais aucun n'assure réellement la responsabilité de la fonction pour laquelle on les payent pourtant très cher.Si il faut en plus tenir compte de ce que veux l'Europe alors qu'elle ne le sait pas elle même? C'est bien joli de mettre partout des gens super diplômés mais il faudrait d'abord leur apprendre ce qu'est le travail.

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