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Cogra, en bourse, pour financer une usine de granulés de bois

Par Sylvie Brouillet - Publié le
Granulés de bois
Granulés de bois
© DR

Le producteur mendois de granulés de bois, Cogra, est en pleine préparation de son introduction en bourse sur le marché Alternext : la première cotation est programmée le 21 novembre. « L’objet principal de l’opération est de financer la construction d’une usine », affirme Bernard Chapon, le dirigeant de l’entreprise lozérienne.
Cogra emploie actuellement 40 salariés, dont 25 à Mende (Lozère), répartis entre l’usine, la vente de poêles et le siège, et 15 à l’usine de Craponne-sur-Arzon, en Haute-Loire. Cogra souhaite lever 3 à 3,5 millions d’euros grâce à cette entrée en bourse assortie d’une augmentation de capital par émission d’actions nouvelles. Pilotée par EuroLand Finance, l’opération de placement qui a débuté le 24 octobre se poursuit jusqu’au 18 novembre.
La future usine « sera de même taille que celle de Haute-Loire, créée en 2006 », précise le PDG.

D’une capacité de production de 50 000 tonnes annuelles, le site de Craponne-sur-Arzon avait coûté 6 millions d’euros. Or, son activité actuelle « approche de sa capacité nominale ». Cogra a produit 55 000 tonnes en 2011 et la nouvelle usine, opérationnelle pour l’exercice 2013-2014, ferait passer la capacité totale de production de 65 000 à 100 000 tonnes par an. Elle remplacerait celle de Mende (15 000 tonnes), jugée « vétuste ».
Bernard Chapon étudie encore deux options d’implantation, dont une en Lozère, « mais pas sur le site actuel où nous n’avons pas de possibilité d’extension ». Cogra a besoin d’une unité foncière de 3 hectares, proche d’une source d’approvisionnement. « Le choix se fera très prochainement... ».

Fondé en 1982, Cogra a réalisé un chiffre d’affaires de 10,4 millions d’euros lors de son exercice 2010-2011, en progression de 14,3 % et affiche une marge opérationnelle de 1,6 %. Le producteur de granulés bois envisage d’atteindre 14,1 puis 17,5 millions d’euros sur les deux prochains exercices. Une croissance qui s’appuie sur « un environnement de marché favorable à la consommation de l’énergie bois », et passera par l’augmentation de la capacité de production, mais aussi par le positionnement comme « concepteur et ensemblier de chaufferies », un service qui va être développé autour des usines.

 

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