Coface : déficit historique en 2009, transparence en 2010
Par Morgane Remy - Publié leL’assureur-crédit Coface, filiale de Natixis, a enregistré en 2009 une perte de 163 millions d’euros. Une première depuis sa création, en 1946.
La Coface a annoncé une perte historique de 163 millions d’euros. Son activité d’assurance, notamment son cœur de métier, axé sur l’assurance contre les risques d’impayés, a fait plonger les comptes de la société. Au pic de la crise en 2009, la moyenne mensuelle des déclarations de sinistres dépassait les 200 millions. L’envolée des défaillances a fait plonger les comptes du groupe.
Du coup quand Jérôme Cazes, le directeur général de Coface, annonce les résultats de l’assureur, il tourne son discours vers l’avenir. «Les résultats de 2010 seront positifs, tout comme l’était déjà le quatrième trimestre 2009», a assuré le directeur général, qui table sur un bénéfice de 250 millions à horizon 2012. Au mois de janvier 2010, le talon d’Achille de la filiale de Natixis, les services d’assurance des impayés, semble avoir cicatrisé. Au mois de janvier 2010, les déclarations de sinistres ont totalisé 63 millions d’euros. Beaucoup mois qu’en 2009 et même un peu moins que la moyenne mensuelle de 2007, une excellente année pour la Coface.
Néanmoins, la Coface n’est pas encore tirée d’affaire. Accusée d’opacité et d’irresponsabilité, l’assureur doit redorer son blason. «Nous ne serons plus une boîte noire», a promis Jérôme Cazes. La politique de transparence a pour but de reconquérir la confiance après des résiliations brutales de contrats d’entreprises, affaiblies pendant la crise. L’accent est mis sur la confiance envers ses clients, mais aussi, probablement, envers de potentiels actionnaires. Jérôme Cazes a ainsi confié à la Tribune de ce matin (mardi 2 mars) qu’une introduction en bourse est envisageable et envisagée, malgré l’échec de la cotation de la filiale entre 1999 et 2002.
Morgane Remy

dans la même rubrique
26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique
26/05/2012 Un label décolletage












