Coach revient vers le haut de gamme et maintiendra ses prix
Publié lepar Martinne Geller et Phil Wahba
NEW YORK (Reuters) - Les sacs à main Coach les plus chers, facturés plus de 400 dollars (285 euros), rencontrent une demande croissante, ce qui devrait permettre au groupe de revenir vers le haut de gamme après avoir introduit des modèles moins onéreux face à la crise financière.
Le groupe américain vise ainsi une clientèle du marché du luxe dont les dépenses reprennent des couleurs.
Mais, même si le fabricant d'articles et d'accessoires en cuir a une forte latitude pour fixer ses prix, il ne prévoit pas de les augmenter malgré l'augmentation du coût du cuir et de la main d'oeuvre en Chine, à l'inverse de nombre de ses pairs.
"Nous n'envisageons pas de relever les prix à l'avenir", a déclaré lundi son directeur général Lew Frankfort à l'occasion du sommet du luxe organisé par Reuters.
"Nos clients recherchent un bon rapport qualité-prix."
Le choix de miser sur des sacs plus chics a permis de relever le prix moyen de la gamme autour de 300 dollars, contre 288 dollars pendant la récession, pendant laquelle le groupe a lancé la ligne d'entrée de gamme Poppy.
"Les clients les ont adoptés (les sacs au-delà de 400 dollars) et en achètent à un rythme accéléré", note Lew Frankfort.
Face à la hausse des coûts en Chine, où Coach produit 85% des biens qu'il vend, le groupe compte diversifier ses sites de production, remplacer certaines matières premières et produire de manière plus efficace.
Lors de la publication en avril des résultats du troisième trimestre fiscal du groupe, le directeur financier Mike Devine a souligné que les sacs de plus 400 dollars représentaient environ 18% de son chiffre d'affaires, contre 10% un an plus tôt.
Il a précisé que cette croissance était alimentée par la mode des sacs en cuir, au détriment de ceux en tissu.
Lew Frankfort a néanmoins souligné lundi que malgré la progression des produits les plus luxueux, les consommateurs restaient en quête de bonnes affaires, ce qui profite aux groupes qui proposent des produits plus abordables plutôt qu'aux icônes du haut de gamme, comme LVMH.
"Notre positionnement comme marque de luxe démocratisée n'a jamais été aussi en vogue qu'aujourd'hui", a-t-il dit.
Jean Décotte pour le service français, édité par Dominique Rodriguez
Les articles liés :
« Si Ikea n’intervient pas dans les jours qui viennent, nous devrons déposer le bilan »
Jean-Charles Parisot est PDG de Green Sofa. Le fabricant de canapés emploie 122 personnes à Dunkerque (Nord). Entre 2008 et 2011, son chiffre d’affaires a chuté de 23 à 11 millions d’euros après le désengagement de son client Ikea. Quel […]
Free, la bonne excuse
Le lancement de Free Mobile inquiète les opérateurs. Les tarifs low cost de ce quatrième acteur ne tuent pas le marché, mais accablent un secteur qui doit investir. Un coup de massue. Free a frappé fort avec ses forfaits à 2 et 19,99 […]
Le PDG de France Télécom met en cause les terminaisons d'appel
par Gwénaëlle Barzic PARIS (Reuters) - Le PDG de France Télécom Stéphane Richard a accusé mercredi Free Mobile de vouloir faire financer ses offres de téléphone mobile par les autres opérateurs en réclamant des coûts de […]

dans la même rubrique
26/05/2012 Areva tourne vers L’Australie26/05/2012 Le jurassien Tech Power revisite la signalétique
26/05/2012 Un label décolletage












