Circulaire Guéant : les grandes écoles interpellent le gouvernement
Par Barbara Leblanc - Publié le
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Etudiants étrangers : Laurent Wauquiez veut rassurer les partenaires de la France Les diplômés étrangers menacés d'ostracismeSuite à la publication du nouveau texte sur l’emploi des étudiants étrangers, présidents d’université et de grandes écoles réclament une pleine application de la loi et un rôle accru des chefs d’établissements et des employeurs.
Trois conférences de grandes écoles, de présidents d’université (CPU) et de directeurs d’écoles d’ingénieurs montent au créneau sur la question de l’emploi des étudiants étrangers, sujet controversé depuis plusieurs mois. Ils ont adressé une lettre au gouvernement que l’AFP s’est procuré.
Ils assurent prendre acte des évolutions positives du nouveau texte assouplissant la circulaire du 31 mai 2011. Mais ils réclament d’être davantage impliqués dans l’application de la loi. "Il nous semble que la circulaire devrait insister davantage sur le fait que l'article L311-11 (du code de l'entrée et du séjour des étrangers) permet la délivrance du titre de séjour pour première expérience professionnelle à tous les diplômés étrangers disposant d'un contrat ou d'une promesse d'embauche en adéquation avec leur formation", insistent-ils.
Selon eux, l’article mentionné est encore peu connu et employé par les diplômés, les employeurs et les responsables d’établissement supérieur. Ils réclament parallèlement que le titre de séjour puisse être accordé aux nombreux étudiants auxquels sont faites des propositions d’embauche avant même l’obtention du diplôme.
Ils estiment aussi que les étudiants devraient pouvoir présenter dans les préfectures "une attestation établie conjointement par le directeur ou le président de l'établissement d'enseignement supérieur et le chef d'entreprise, certifiant que les conditions posées par l'article L311-11 sont respectées, notamment en ce qui concerne l'adéquation du diplôme et de l'emploi prévu".
Les présidents des trois groupements, Christian Lerminiaux (Cdefi), Pierre Tapie (CGE) et Louis Vogel (CPU), réclament aussi que les services des préfectures réexaminent systématiquement les demandes déposées depuis le 1er juin 2011, sans dépôt supplémentaire de dossier de la part des intéressés". Ils estiment enfin que le retour soit rapide vers une situation ordinaire, notamment pour permettre à la France de retrouver son attractivité.
Cette démarche intervient quelques jours après la contestation du nouveau texte par les étudiants et les conférences, qui craignaient que ce texte entraîne un traitement au cas par cas.

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