La compagnie aérienne japonaise ANA a été contrainte de réparer cinq de ses Boeing 787 Dreamliner victimes de problèmes de corrosion sur leurs moteurs Rolls-Royce.
Les fleurons des géants mondiaux de l'aviation ont décidément bien des soucis. Après le problème des micro-fissures sur l'A380 et le retard dans le perçage des ailes de l'A350 chez l'Européen Airbus, voilà que le 787 de Boeing fait parler de lui.
La compagnie aérienne japonaise All Nippon Airways (ANA), compagnie de lancement du 787, a été contrainte d'immobiliser au sol cinq de ses appareils long-courrier suite à la détection de problèmes de corrosion sur les moteurs Rolls-Royce.
"Nous avons changé un total de sept moteurs sur cinq appareils, ce qui a entraîné l'annulation de deux vols intérieurs", a déclaré la porte-parole d'ANA Naoko Yamamoto dans un communiqué. Deux des cinq avions ont depuis repris du service, tandis que trois restaient encore cloués au sol le 23 juillet.
Des mesures prises après l'avertissement par Rolls-Royce, le constructeur des moteurs Trent 1000 utilisés sur les 787, de possibles problèmes de corrosion dans la boîte de vitesse des réacteurs. Ces défauts ont été effectivement détectés par la compagnie nippone sur les deux réacteurs de deux des avions immobilisés, et sur un seul pour chacun des trois autres.
Selon Air Journal, le défaut a été détecté par Boeing lors d’un essai d’endurance au sol des Trent 1000. Il s’agit de corrosion sur l’une des vitesses, due à un problème de traitement de la surface au moment de la conception. Le communiqué d’ANA explique que "certains des réacteurs de ses appareils ont des vitesses produites selon le même procédé, qui pourrait possiblement entrainer une corrosion". La pièce défectueuse sera remplacée "en concertation avec Boeing", le retour des Dreamliner concernés dans la flotte devant se faire "le plus vite possible".
Aucun détail n’a pour l’instant émergé sur la gravité du problème, mais c’est certainement une mauvaise nouvelle pour le programme 787 qui a pris plus de trois ans de retard – et surtout pour Rolls Royce, analyse Air Journal. Un Trent 1000 avait explosé lors d’un essai au sol en août 2010, et les Trent 900 destinés à l’Airbus A380 ont été victime d’un problème de conception qui a conduit à l’explosion au vol de l’un d’entre eux sur un vol de Qantas Airways.
Comme pour le superjumbo d'Airbus, les clients du Dreamliner ont le choix entre deux réacteurs : le Trent 1000 et le General Electric GEnx.









