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Chute des fusions acquisitions dans le monde au 1er trimestre, -45% en France

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Le secteur des fusions acquisitions a atteint son plus bas depuis six ans, en enregistrant une baisse de près d'un tiers des volumes de transactions sur le seul premier trimestre, à 444 milliards de dollars, selon les données de Thomson Reuters.

La faute à la crise financière qui a empêché le développement de nombreux projets et freiné bon nombre d'opérations financières. « Les dirigeants sont très prudents et ont pour priorité de voir leur groupe surmonter la crise », a précisé Ian Hart de Citigroup.

Cartes redistribuées sur les marchés
Reste que, au sein de ces mauvais chiffres, d'importantes fusions ont été réalisées dans le secteur pharmaceutique au cours du trimestre, redistribuant les cartes du marché. Le groupe Wyeth a été racheté par Pfizer pour près de 64,5 milliards de dollars, alors que Merck déboursait 45,9 milliards d'euros pour contrôler Schering Plough.

Les opérations réalisées avec l'aide de l'Etat ont triplé (130 milliards de dollars), notamment grâce aux sauvetages de nombreuses banques comme Lloyds Banking Group, qui a reçu 22,3 milliards de dollars d'aide du Trésor britannique. Selon le directeur du centre de recherche sur les fusions-acquisitions à la London's Cass Business School, Scott Moeller, les gouvernements ont été contraints « de faire des sortes de mariages arrangés » entre les banques en manque de capitaux.

Concernant plus spécifiquement le marché français, les volumes de transactions ont poursuivi leur chute au premier trimestre avec une baisse de 45% par rapport à la même période en 2008. Parmi les fusions les plus remarquées, celle de la Caisse d'Epargne avec la Banque populaire, du fait de leurs pertes respectives.

« Plus ou moins jusqu'à la fin de l'année »
Pour David Livingstone du Crédit Suisse, « la situation pourrait persister plus ou moins jusqu'à la fin de l'année ». Les spécialistes du secteur bancaires tablent sur une reprise à partir du moment où le marché du crédit sera plus détendu et les bourses plus stables.

"Il y a globalement un manque de confiance pour réaliser des opérations stratégiques ainsi qu'une dislocation persistante des marchés du crédit. Nous nous attendons à ce que cette situation persiste plus ou moins jusqu'à la fin de l'année", explique-t-il.

Barbara Leblanc

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