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Chrysler renonce à fermer un site aux Etats-Unis

Le 02 août 2010 par Barbara Leblanc

Chrysler a profité de la visite de Barack Obama dans son usine du Michigan pour annoncer qu’il renonçait à la fermeture d’un de ses sites.

Des emplois sauvés, d’autres créés. Le constructeur américain Chrysler est revenu sur sa décision de fermer l’usine de Sterling Heights (Michigan)après 2012. Au contraire, une nouvelle équipe de 900 personnes devrait arriver sur le site dès le premier semestre 2011. Elle devrait être composée en partie d’anciens salariés licenciés et de nouvelles recrues.

Une décision positive pour les 1 270 salariés et les fournisseurs du site qui produit des berlines Sebring et Avenger. « Je vois une lumière au bout du tunnel. Avant je ne voyais qu’un tunnel sombre », a expliqué le dirigeant syndical Russell Philipps. Le groupe dirigé par Sergio Marchionne répond ainsi à la hausse constante des ventes depuis trois mois dans le pays et aux futurs lancements de nouvelles versions des modèles suscités. Il entend aussi doubler les ventes de Chrysler en Europe et en Amérique du Sud, en utilisant les réseaux de distribution de Fiat, partenaire de Chrysler.

« De retour »

Cette annonce est intervenue à l’occasion de la visite du président des Etats-Unis, Barack Obama, dans le fief du secteur automobile américain, à Détroit. Ce dernier s’est félicité d’avoir réussi le sauvetage des deux géants de l’automobile, Chrysler et General Motors, validant ainsi sa décision de verser en 2009 des fonds publics dans les capitaux des entreprises à hauteur de 60 millions de dollars. Selon lui, le plan de sauvetage aurait permis la préservation d’un million d’emplois. « Si nous n’avions rien fait, non seulement vos emplois auraient disparu, mais les emplois des sous-traitants auraient disparu, les emplois chez les concessionnaires auraient disparu, et les villes qui dépendent de ces emplois auraient été rayées de la carte », a affirmé le président, concluant « nous sommes de retour ». Des mots voulus pour résumer la situation financière des Big Three, redevenus tous trois rentables en 2010.

Reste à savoir ce que l’avenir leur réservera. General Motors a réaffirmé son désir d’entrer en Bourse avant la fin de l’année, alors que Chrysler a assuré ne pas être pressé. En attendant, le président reste lucide face aux taux de chômage encore très élevé dans le pays (9,5%) et à la croissance décevante du deuxième trimestre (+2,4%).

Obama teste la Volt

Comme pour symboliser son désir de développer des véhicules propres dans le pays, le président s’est assis quelques minutes derrière le volant de la nouvelle Chevrolet Volt de General Motors. L’occasion de GM d’annoncer qu’il va augmenter ses capacités de production, pour en produire 45 000 unités en 2012.


 

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