Chrysler / Fiat : la Cour Suprême met fin au suspense
Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
Le dossier est clos. L'Alliance Chrysler / Fiat est née. La Cour Suprême a refusé, mardi 9 juin, de se saisir du dossier du rachat de Chrysler par Fiat et de la demande des fonds de pension de l'Indiana, désireux d'empêcher la vente.
Ils affirmaient que les créanciers prioritaires seraient plus mal traités que d'autres parties prenantes comme les syndicats, en cas de rachat par Fiat.Mais selon la Cour, « les circonstances ne justifiaient pas le report de la cession ». Cette décision va dans le sens du gouvernement qui, lundi 8 juin, avait demandé à la Cour Suprême de ne pas bloquer la cession, craignant la liquidation du constructeur. « Nous sommes ravis que l'alliance Chrysler - Fiat puisse maintenant avancer, ce qui permettra à Chrysler de réapparaître comme un constructeur compétitif et viable », a commenté un responsable de la Maison Blanche.
« Nouveau Chrysler »
Ce refus ouvre la voie à la finalisation de l'accord entre Fiat et Chrysler, qui avait déposé le bilan le 30 avril. Chrysler a précisé que la transaction devrait être bouclée dès mercredi 10 juin dans la matinée heure américaine par le transfert de deux milliards de dollars de fonds publics à ses créanciers.
Le « nouveau Chrysler » sera détenu dans un premier temps à 20% par Fiat, qui pourrait augmenter sa participation par étapes pour atteindre 35%. Il dispose d'une option pour prendre le contrôle total du groupe à partir de 2013. Pour l'heure, les Etats américain et canadien détiendront 10% et le syndicat UAW 55%. Sergio Marchionne, à la tête de Fiat, devient le directeur général de la nouvelle entité. Le président du conseil d'administration sera assurée par Robert Kidder. Pour Chrysler, le soulagement est grand. Le groupe a précisé que «si les activités du nouveau groupe vont reprendre dans les usines, le travail a déjà commencé pour permettre le développement de véhicules respectueux de l'environnement, sobres et d'excellente qualité ».
789 concessions
Et les décisions quant à la restructuration de Chrysler n'en sont pas restées là. Le tribunal de faillites de New York a finalisé la restructuration du réseau de distribution du groupe. Il a autorisé Chrysler à fermer un quart de ses concessions, soit 789 points de vente. Le cabinet spécialisé Edmunds a précisé que ces fermetures pourraient occasionner 38 000 suppressions d'emplois.
« La dénonciation (des accords liant Chrysler à ses distributeurs) relève d'une saine décision de gestion, prise de bonne foi et pour des raisons commerciales légitimes », a expliqué le juge Arthur Gonzalez, en charge du dossier. Le constructeur conserve près de 2 400 concessionnaires, soit un réseau parmi les plus denses des Etats-Unis.
Barbara Leblanc
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