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La marque dijonnaise de prêt-à-porter féminin continue de produire 10 % de ses collections en Haute-Saône. Elle investit 2 millions d’euros pour améliorer ses flux logistiques.
Christine Laure (70 millions d’euros de chiffre d’affaires, 600 salariés) conduit une stratégie ambitieuse. La marque dijonnaise de prêt-à-porter féminin aux 150 boutiques intégrées peaufine son site industriel de Gray (Haute-Saône), où sont encore fabriqués 10 % des collections avec 80 couturières.
Un investissement de 2 millions d’euros va permettre d’accroître de 3 000 m² la plate-forme logistique et de la rééquiper avec un système de trieuse automatique et de convoyage plus efficace.
"Nous prévoyons par ailleurs d’ouvrir 50 à 70 nouveaux points de vente dans les dix prochaines années pour assurer un maillage territorial plus étoffé", explique Jean-Marc Lasselin, le PDG. Côté collections, le positionnement réussi auprès des femmes de 40 ans et plus devrait à terme cohabiter avec une ligne pour les trentenaires, mais estampillée différemment.
"Nous regardons la possibilité de faire une mini croissance externe avec l’acquisition d’une marque", confie le dirigeant.
Déménagement du siège social à Dijon
L’histoire de l’entreprise commence en 1947 dans un appartement de Nancy avec une simple machine à coudre. Pierre Lasselin, le père de Jean-Marc, confectionne alors des tabliers pour enfants qu’il vend directement en boutiques.
D’où le vrai nom de la société : Le Tablier de Nancy (LTN). Son mariage en 1960 l’invite à bouger et à attaquer le marché du prêt-à-porter féminin. Il veut s’implanter à Dijon (Côte-d’Or). Faute de fonds suffisants, ce sera finalement Gray, commune de Haute-Saône toute proche de la capitale bourguignonne.
La marque s’y développe à vitesse grand V, complétant sa gamme pour femmes, longtemps commercialisée dans des boutiques multimarques. L’essor des chaînes au début des années 90, qui rachètent la plupart des indépendants, oblige à monter un réseau de distribution intégré. L’année 2005 concrétise enfin le rêve de Pierre Lasselin. Ses enfants déménagent le siège de l’entreprise à Dijon, dans un bâtiment de 3 000 m² qui accueille 60 personnes.









