Chez Eiffage, à peine ingénieur, bientôt manager
Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3253
Entre Eiffage et lui, c'est déjà une longue histoire. Arnaud Magnoni y a suivi une formation en apprentissage alors qu'il était au CESFA BTP (l'école d'ingénieur du Cesi). À l'époque, il entend parler du cursus "Jeunes ingénieurs". Quand il signe son CDI chez Eiffage Constructions métalliques, il espère bien être retenu pour le fameux cursus. C'est ce qui s'est passé sur proposition de son responsable.
Le principe de cette formation ? Pendant un semestre, deux jours par mois, dix jeunes ingénieurs récemment embauchés se réunissent sur un des sites de l'entreprise, pour parfaire leurs connaissances en management. Au programme : commercial, management, prévention, gestion et pilotage d'affaires, ressources humaines, juridique, achat et environnement. "Ces modules visent à intégrer plus rapidement de jeunes ingénieurs qui n'ont pas forcément la culture de l'entreprise", précise Patrice Gaye, le directeur des ressources humaines, qui a élaboré ce programme avec le cabinet de conseil Idéis. L'occasion aussi de montrer aux jeunes concernés qu'on s'intéresse à eux.
Depuis le lancement en 2007, dix promotions ont suivi ce cursus sur mesure, soit une centaine de jeunes diplômés. Au-delà des connaissances théoriques qui sont dispensées, sans doute pas très différentes de celles transmises au cours de n'importe quelle formation en management, c'est surtout selon les recrues un booster pour faire son trou dans l'entreprise : "Aujourd'hui, j'ai un réseau qui m'est utile. Avec les membres de la formation, nous échangeons des contacts, des noms de sous-traitants ou des bons plans. Pendant la formation, on passe du temps ensemble, on sort le soir. Rien de tel pour créer des liens", résume Arnaud Magnoni.
Preuve de l'importance attachée à ce cursus, les recruteurs l'évoquent lors des rencontres avec les étudiants. Si le cursus séduit les jeunes salariés, c'est aussi parce qu'il s'accompagne d'actes : "Quand j'ai rencontré les recruteurs, ils m'ont dit que l'entreprise donnait rapidement des responsabilités", témoigne Omar Faddouli, arrivé en 2009 chez Eiffage Constructions Métalliques. "C'est vrai. Je travaille maintenant sur des projets internationaux comme l'EPR finlandais."

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