CHEZ CONSTELLIUM, C'EST APOLLO LE PATRON
Par OLIVIER JAMES - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3264L'alliage n'aura pas résisté aux chocs. Moins d'un an après son arrivée à la tête de Constellium, Christel Bories quitte le navire et son propriétaire, le fonds américain Apollo. Un chapitre supplémentaire dans l'histoire mouvementée d'un groupe qui, passé de mains en mains, ne détient plus qu'une portion congrue de l'empire Pechiney. La nomination début 2011 de Christel Bories en tant que PDG relevait du pari. Elle avait été orchestrée par l'homme d'affaires Jean-Luc Allavena, les deux personnalités étant d'ailleurs issues de la promo HEC de 1986. Mais placer dans la même arène cette dirigeante pugnace et déterminée avec Apollo, un actionnaire ultramajoritaire cherchant pour le moins à imposer sa stratégie, promettait de faire des étincelles. Corsetée, se voyant imposée plusieurs nominations, Christel Bories a préféré partir. Et malgré la volonté farouche de Jean-Luc Allavena de la maintenir en poste, les autres administrateurs n'ont pas cherché à la retenir.











