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Chercheurs et étudiants français rentrent du Japon

Par Cécile Maillard - Publié le
etudiants
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La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse réunit jeudi 17 mars à 15 heures la communauté universitaire, afin d’organiser le rapatriement des étudiants et chercheurs encore présents au Japon.

Ecoles et universités, suivant les préconisations de l’ambassade de France au Japon, ont commencé à rapatrier leurs étudiants, enseignants, et chercheurs. Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, réunit ce jeudi, à 15 heures, la communauté scientifique et universitaire afin de faire le point sur la situation des profs et étudiants français encore présents au Japon. Un avion pour Paris, affrété entre autres pour eux, doit quitter Tokyo dans la journée. Un premier est arrivé mercredi matin, en provenance de la zone de Sendai, particulièrement sinistrée et difficile à quitter.

La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI), qui a interrogé ses adhérents, signale que beaucoup d’étudiants sont déjà rentrés, ou sont en instance de départ. « C’étaient les vacances, au Japon, et certains jeunes étaient partis faire du tourisme dans les pays environnants », indique Alexandre Rigal, directeur exécutif de la CDEFI. Comme certaines ambassades ou sièges sociaux, des étudiants et enseignants se sont repliés sur Osaka.  D’autres ont été transférés en Corée du sud, où des écoles ont des partenariats. « Mais comme le fait remarquer un directeur d’école, note Alexandre Rigal, la Corée n’est qu’à 1000 km. » Quelques étudiants, partis dans la précipitation de Sendai, n’ont plus de passeport.

Mercredi soir, pour les 57 écoles d’ingénieurs ayant répondu à la CDEFI, il restait 42 élèves ingénieurs et 3 enseignants chercheurs, dont un est détaché à l’ambassade de France en tant qu’attaché scientifique. S’y ajoute une quinzaine d’étudiants de l’INSA Lyon. « La plupart de ceux qui sont encore là-bas vont rentrer entre aujourd’hui et dimanche », précise Alexandre Rigal.

La Conférence des grandes écoles (CGE) a reçu mercredi matin des messages des ministères de l’Enseignement supérieur et des Affaires étrangères rappelant les consignes de l’ambassade de France (rapatrier les étudiants) et communiquant aux écoles l’adresse mail créée par l’ambassade de France pour aider au retour des ressortissants français. « Les écoles ont fait rentrer leurs étudiants immédiatement, mais certains ont du mal à rejoindre l’aéroport ou à trouver un avion », précise la CGE.

La Conférence des présidents d’université (CPU), comme les autres organisations, tente de faire le point sur la présence d’étudiants et enseignants sur le sol nippon. « Les liens entre universités françaises et japonaises sont anciens et forts, donc les échanges nombreux, note la CPU. Mais jusqu’ici, la consigne n’était pas de rentrer, et les étudiants présents dans le sud du pays hésitent toujours à le faire. Pas mal d’entre eux ont une vie sur place, un compagnon ou une compagne, et ne souhaitent pas quitter le Japon. » Ceux qui étaient dans la région de Sendai sont parfois montés plus au Nord, dans l’île d’Honshu.

Les écoles rencontrent des difficultés à tenir une comptabilité précise de leurs étudiants : ceux qui sont en année de césure ne comptent plus officiellement dans les effectifs de l’école, et le contact n’a pas toujours été maintenu. L’INSA Lyon a par exemple mis du temps à retrouver trace d’un étudiant qui était en fait rentré en France depuis plusieurs mois.

Le ministère a parallèlement mis en place une cellule d’aide pour les étudiants japonais présents en France, dont les proches ont peut-être été atteints par le séisme. Les universités, elles, viennent en aide aux enseignants japonais invités chez elles.
Une poignée d’étudiants d’une association de l’INSA Lyon, hyper motivés par une compétition d’expérimentation spatiale, se sont envolés le 14 mars pour le Japon. Ils ont à peine posé leurs valises, qu’ils ont dû repartir, la rencontre étant annulée. « De retour en France en catastrophe » écrivent-ils sur leur fil Twitter.
 

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