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Champions du Made in France

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Made in France Le classement exclusif des 100 premiers sites industriels français établi par L’Usine Nouvelle fait ressortir la montée en puissance de l’aéronautique, la stabilité de l’automobile et la poursuite des restructurations dans l’agroalimentaire.

Champions du Made in France © Pascal Guittet

Les grands employeurs de l’industrie tricolore n’ont pas tous engagé des plans de restructuration avec fermeture d’usine à la clé ! Loin s’en faut. Alors que le chômage n’en finit pas de progresser mois après mois, c’est l’un des principaux enseignements du classement annuel établi par L’Usine Nouvelle. Les cent premiers sites industriels de France emploient 295 000 salariés, près de 10 000 de plus que l’année passée. L’aéronautique poursuit son ascension, avec environ 13 000 recrutements, dont 5 000 rien que pour les 20 sites présents dans notre top 100, et se positionne, une nouvelle fois, comme le secteur le plus dynamique.

Les sites d’assemblage toulousains d’Airbus, qui totalisent 13 700 salariés, se maintiennent à la première place du podium pour la deuxième année consécutive. On retrouve en cinquième position le leader industriel provençal Airbus Helicopters, l’une des trois divisions du groupe Airbus. L’ex-Eurocoptère compte 9 111 salariés à Marignane (Bouches-du-Rhône), près de 600 de plus que l’année précédente. Les grands donneurs d’ordres du secteur aéronautique, les Snecma, Dassault, Turbomeca et autres Thales, continuent, eux aussi, d’embaucher. Ils contribuent au fait que l’Île-de-France et Midi-Pyrénées se disputent le titre de première région aéronautique française.

 

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Victime d’une nouvelle année noire, la construction automobile a vu, elle, sa production dégringoler de 11,6 % entre 2012 et 2013. Ce secteur n’en reste pas moins le premier employeur industriel de France et compte 32 usines dans notre top 100, avec un peu plus de 114 000 salariés, un total équivalent à celui de 2013. L’auvergnat Michelin reprend sa place de second, son site de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), très légèrement regonflé, emploie 11 909 personnes, soit 134 de plus en un an. Longtemps médaillée d’or, puis d’argent, l’usine PSA Peugeot Citroën de Sochaux (Doubs) récolte cette année le bronze et n’emploie plus que 10 805 salariés.

Bilan contrasté dans l’électronique et l’électrique

PSA a réduit la voilure sur ses sites de Sausheim (Haut-Rhin), Chartres-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) et Trémery (Moselle), tout en préparant la fermeture définitive de son usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Seul le centre technique de PSA à Vélizy-Villacoublay (Yvelines) et son site de Poissy ont embauché. Même topo du côté de Renault : à part le Technocentre de Guyancourt (Yvelines), les cinq usines du groupe présentes dans notre classement ont taillé dans leur effectif. Renault Trucks, avec ses trois sites et ses 9 300 salariés, maintient son rang. Poids lourd de la région Rhône-Alpes, le site de Saint-Priest (Rhône) grappille une place et se hisse en huitième position.

Dans les secteurs des équipements électronique et électrique, le bilan est mitigé. Sur les treize sites figurant dans notre top 100, seuls six ont vu leur effectif grossir. À Grenoble (Isère), deux colosses pèsent lourd dans l’économie locale : STMicroelectronics a contribué à faire de la métropole iséroise l’un des clusters mondiaux de la microélectronique et Schneider Electric y possède son centre mondial dans la distribution électrique. Ils emploient plus de 11 000 personnes. Avec cinq sites dans notre classement et plus de 13 000 salariés, sur un total de 21 000, Thales se positionne comme un autre acteur majeur de la branche électronique.

Chahuté par la fermeture de ses hauts-fourneaux de Florange (Moselle), ArcelorMittal prouve qu’il a encore du souffle. Le groupe a embauché dans ses usines de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Grande-Synthe (Pas-de-Calais) et emploie près de 8 000 salariés sur les trois sites inscrits dans notre top 100, un total proche de celui de 2013. L’agroalimentaire du Grand Ouest n’en a pas fini, lui, avec les surcapacités. Les entreprises de la filière viande poursuivent leur restructuration. Les quatre qui se trouvent dans notre classement ont perdu près de 1 500 salariés entre 2012 et 2013. Elles n’emploient plus que 9 000 personnes.

Demain, qui sait, quelques-unes des PME et ETI championnes de l’exportation sélectionnées par L’Usine Nouvelle figureront peut-être en bonne place dans ce classement. Dans chacune des régions, nos correspondants ont déniché des exemples de ces entreprises qui ont su aller trouver hors de l’Hexagone les relais de croissance leur permettant de conforter leur base française. La plupart d’entre elles réalisent plus de la moitié de leur chiffre d’affaires à l’international. Leurs dirigeants soulignent, tous, le bien-fondé d’une stratégie qui s’appuie, d’abord et avant tout, sur la qualité de produits conçus et fabriqués en France.

Dans quelques années, les exportateurs vers les États-Unis pourraient profiter d’économies d’échelle, grâce à l’adoption d’un standard commun. C’est le véritable enjeu de la négociation sur le traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, assure Pascal Lamy. "C’est important d’avoir un seul standard, surtout s’il est précurseur d’un futur standard mondial", explique l’ancien directeur général de l’Organisation mondiale du commerce. D’ici là, l’Union européenne aurait tout intérêt à se doter d’une "stratégie de long terme pour créer les conditions d’une croissance supérieure à 1,5 %", juge l’ancien Commissaire européen pour le commerce. 

Pascal Gateaud et Timothée L’Angevin

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Usine Nouvelle N°3385-3386

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