L'Usine des PME-ETI

Ces PME qui sponsorisent le Vendée Globe

Par  - Publié le
Voilier Akena

Jamais PME et ETI n’ont été aussi nombreuses sur la ligne de départ du Vendée Globe. La course en solitaire autour du monde, dont le départ sera donné demain à aux Sables d’Olonne (Vendée) à 13 heures, attire toujours autant les sponsors en mal de notoriété. Quelles sont leurs recettes pour boucler un budget aussi important, et quel retour attendent-elles de l’évènement ?

Ils sont loin de disposer des mêmes budgets que Safran, Banque Populaire ou encore Hugo Boss, et pourtant ils ont décidé de participer à l’aventure. Ils, ce sont ces patrons de petites et moyennes entreprises. Des PME industrielles pour la plupart, à l’instar de Team Plastique, spécialiste du thermoformage qui emploie 85 personnes en Loire-Atlantique et réalise 10,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, ou encore Akéna Vérandas (PME basée en Vendée qui compte 680 personnes pour 80 millions d’euros de chiffre d’affaires) et PRB, fournisseur de produits de revêtement (250 personnes, 150 millions d’euros de chiffres d’affaires).

Les partenaires mettent la main au porte-monnaie

Pour ces industriels, boucler un budget d’un million d’euros – le ticket d’entrée minimum pour la course - n’est pas chose aisée. C’est la raison pour laquelle, Didier Elin, le PDG de Team Plastique, a fait appel à ses partenaires. Son entreprise a mis à contribution le Groupement d’intérêt amical qu’elle a formé avec d’autres industriels de Loire-Atlantique (Atlanplast, Germay Plastic, Jouin Solutions Plastiques et L’Océane des Plastics). Chaque société a accepté de verser 100 000 euros sur trois ans, et le complément a été trouvé auprès d’industriels d’autres secteurs, notamment une PME de la chaudronnerie. Et pour les travaux sur le bateau, Team Plastique a recouru massivement au "système D" : "l’habillage de la coque du bateau est offert par une entreprise locale spécialisée dans les adhésifs, les Etablissements Ruchaux nous ont prêté un bâtiment pour nos travaux d’amélioration du bateau, notre partenaire L’Océane des Plastics a réalisé les réservoirs, les bacs à batteries et les pare-battage, et Jouin Solutions Plastiques a travaillé sur les hublots et les bacs de rangement, explique Didier Elin. Quant au personnel de Team Plastique, tout le monde a mis la main à la pâte en aidant à poncer et à peindre la coque."

Comme pour toute opération de sponsoring, aucune de ces PME n’espère un retour sur investissement immédiat. "Nous en sommes à notre troisième Vendée Globe et nous commençons seulement à toucher les dividendes de cet investissement à long terme", reconnaît Christophe Chabot, le PDG d’Akéna Vérandas. Cet entrepreneur, qui avoue n’être pas particulièrement passionné de voile, souhaitait avant tout trouver un projet fédérateur pour ses salariés. "Aujourd’hui tous sont fiers de voir le nom de leur entreprise faire le tour du monde", poursuit-il.

Redorer l’image des sous-traitants

Pour Team Plastique, derrière le choix du Vendée Globe se cache la volonté de redorer l’image des plasturgistes, en particulier des plus petits. "A chaque édition nous entendons parler du "7ème continent", ce gigantesque amas de déchets plastiques qui dérive dans le Pacifique, explique Didier Elin. Nous voulons rompre avec cette image de pollueurs et expliquer au grand public que c’est une image désuète, car aujourd’hui plus aucun plasturgiste ne jette ses déchets, tout est recyclé."

Les industriels sur la ligne de départ

Sur les vingt bateaux au départ, dix sont sponsorisés par des industriels

Maître Coq, filiale du groupe LDC (2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires) – industriel de la volaille
Groupe Bel (2,5 milliards d’euros)– produits laitiers (Vache qui rit)
Virbac (179 millions d’euros) industriel de la santé animale) associé à Paprec (700 millions d’euros), spécialiste recyclage
Akena vérandas (80 millions d’euros) - fabrication de vérandas
Savéol (150 millions d’euros)- groupement de producteurs de tomates
Team Plastique (10,5 millions d’euros) – thermoformage et thermogainage
Gamesa (3 milliards d’euros) – fabricant espagnol d’éolienne
Safran (11,7 milliards d’euros) – groupe aéronautique
PRB (150 millions d’euros) – produits de revêtement pour le bâtiment
Poujoulat (175 millions d’euros)- fabricant de cheminées

Imprimer

Partagez l’info :

Partager cet article avec mon réseau profesionnel sur Viadeo linkedin envoyer à un ami

Effectuer une autre recherche

Rechercher

Recevez nos newsletters

Identifiez-vous