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Ces entreprises qui y croient

Le 07 septembre 2009
Leroy-Somer
© D.R.

  Si la France ne compte pas de grands assembleurs, il n’en demeure pas moins qu’en matière de sous-traitance, elle se défend plutôt bien. Les constructeurs d’éoliennes font ainsi confiance à plusieurs industriels français pour alimenter leur production européenne, voire mondiale. Même si ces sous-traitants voient le marché légèrement diminuer en raison des difficultés liées au financement de nouveaux parcs, tous sont confiants dans la continuité de la croissance de ce secteur. Et sont prêts à fournir les assembleurs en France et ailleurs.



leroy-somer: Le spécialiste des génératrices


Si Leroy-Somer (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2007), filiale de l’américain Emerson depuis 1990, est connue pour son activité de machines tournantes et sa position de leader mondial des alternateurs basse et moyenne tensions, son fort investissement dans l’éolien est souvent ignoré. Le groupe réalise pourtant 20% de son chiffre d’affaires des alternateurs dans cette activité. Ainsi, le fabricant français a équipé 6 000MW dans le monde. Au début des années 1980, ses premières génératrices affichaient des puissances comprises entre 600 et 800kW. Aujourd’hui, sa production est adaptée à des capacités de 1,5 à 3MW.

Et le groupe se dit prêt pour 5MW. Pour cela, Leroy-Somer croit aux génératrices de grande vitesse à refroidi liquide qui assure une grande compacité et donc un gain de poids sur la nacelle. Il exporte 100% de sa production. En France, c’est le site d’Orléans, dans le Loiret (450 salariés), qui gère la R&D. Il fabrique les machines de présérie, la production étant ensuite délocalisée (Europe, Asie et Amérique du Nord) pour le compte des grands noms mondiaux de la production éolienne (Vestas, Nordex et autres Enercon…).




Rollix Defontaine: Ses roulements orientent les nacelles


Tout a commencé un peu par hasard pour Rollix Defontaine, le spécialiste mondial du roulement à billes, lorsqu’un client américain lui a demandé des roulements pour éolienne, au milieu des années 1980. L’usine de Bruffière (Vendée) s’est alors attelée à la tâche et, depuis, n’a plus arrêté. Aujourd’hui, le groupe fabrique des roulements et des couronnes d’orientation pour nacelles (qui permettent à celles-ci de s’orienter par rapport au vent) et pour pales dans une gamme de puissance allant de 5 kW à 5 MW. 90% de sa production sont exportés notamment vers le Danemark, l’Espagne, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon, l’Australie ou encore la Nouvelle-Zélande. En 2008, le groupe détenait 38% du marché européen et 50 000 de ses roulements équipaient des éoliennes à travers le monde. Pour réaliser ces pièces sensibles -dont dépend la durée de vie de l’éolienne- l’usine vendéenne emploie 1 000 personnes, dont 250 dédiées à l’éolien.



Céole: Ses mâts grimpent à 105 mètres

Issu du monde de la métallurgie, Dominique Legros a cru au développement de l’industrie éolienne en France et s’est donc lancé dans l’aventure avec sa société Céole, créée en 2006 près de Dijon (Côte-d’Or). Il a choisi de se spécialiser dans les mâts (entre l’embase et la nacelle), de 80 ou 105 mètres de haut. Un matériel lourd et coûteux à transporter qu’il vaut mieux réaliser localement. La société a investi 11 millions d’euros et s’appuie sur  le fabricant d’éoliennes Vestas. Le danois a amené la technologie et fournit les matières premières tandis que Céole lui réserve afin d’alimenter ses projets français.

La fabrication monte en flèche: 25 tours en 2008, 80 en 2009, 120 en 2010 et 150 en 2011. Le tout est réalisé sur son site dijonnais qui emploie 40 personnes. A la fin de l’année, la société devrait compter 70 salariés et espère atteindre 120 à 140 personnes, à terme. Aujourd’hui, si son dirigeant ne parle pas encore de chiffre d’affaires, il estime que son activité et ses embauches signent sa réussite.




Aérocomposite occitane: Le seul fabricant français de pales

Vergnet, Aérocomposite Occitane, basée à Béziers (Hérault), est aujourd’hui la seule société en France à développer des pales de grande dimension (15 mètres). Les quatorze premières pales ont été produites en 2 000 en utilisant la technique d’infusion sous vide. Elle permet de standardiser la fabrication en assurant la qualité et en gagnant sur le poids des pièces. En 2001, 30 pales sortaient des ateliers, Aérocomposite Occitane ayant prouvé sa capacité à répondre aux attentes de sa maison mère. Aujourd’hui, 600 pales ont été produites, chacune ne demandant que trois jours de fabrication. La société s’emploie désormais à développer une pale de 30 mètres pour Vergnet. Fin 2008, sa fabrication demandait un mois. L’objectif est d’atteindre six jours fin 2009 et d’en réaliser 200 en 2012. Pour cela, Aérocomposite Occitane emploie, sur ses deux sites de Béziers, 23 personnes. Six postes devraient être créés dans l’année. Affichant un chiffre d’affaires de 1,5 à 1,6 million d’euros, Aerocomposite espère atteindre 6 millions d’euros en 2012.

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