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Cell & Co Biorepository chouchoute les échantillons

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3350
Recherche et développement
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Une lignée cellulaire à conserver pour des développements futurs ? Un échantillon précieux d’essai clinique (traitement de sang, biopsie) ? Dans la pharmacie, la cosmétique ou l’agroalimentaire, les échantillons biologiques peuvent être un maillon central de la chaîne de valeur d’une société. Pourtant, nombreuses sont celles qui négligent leur conservation. C’est le constat fait en 2010 par deux jeunes ingénieurs en génie biologique issus de Polytech Clermont.

L’opportunité

150 milliards de dollars, c’est le marché mondial, en 2010, des échantillons en biobanking, tous secteurs confondus. Il devrait passer à 175 milliards en 2015, dont 62% pour l’industrie.

Ils ont donc créé un service de conservation sécurisée, confidentielle et qualitative pour ces échantillons. "Nous sommes les premiers en France à proposer du biobanking privé dans le respect des référentiels de l’industrie pharmaceutique, explique Florent Belon, le cofondateur avec Sofien Dessolin de Cell & Co Biorepository. C’est un modèle économique qui a fait ses preuves aux États-Unis et ailleurs en Europe." Hébergée par l’incubateur de la région Auvergne et soutenue par Michel Pautrat, le patron de Creapharm Europe, un sous-traitant en recherche clinique, leur société est née à Clermont-Ferrand en novembre 2012.

Elle a pu, avec l’aide de deux associés, lever 800 000 euros. Ce qui a permis de financer un local de 380 mètres carrés, avec deux laboratoires P2 dédiés aux activités de manipulation des échantillons, dont la capacité de stockage est de plus de 3 millions d’échantillons (humain, animal, végétal, micro-organismes, éléments biochimiques). Après avoir débuté son activité commerciale en juin 2013, elle a obtenu cet été l’agrément Crédit d’impôt recherche et a reçu le soutien d’Oséo pour sa R&D. Auditée par des grands groupes de la pharmacie, du vétérinaire et de la cosmétique, la start-up de quatre salariés vise un chiffre d’affaires de 250 000 euros pour 2013, après six mois d’exercice. Et espère s’approcher du million d’euros d’ici à trois ans.   

Gaëlle Fleitour

L’innovation

La start-up propose de stocker des échantillons biologiques de + 20° à - 150°. Elle conserve les archives papier associées aux souches et offre un accès à distance via une plate-forme cloud sécurisée grâce au datacenter d’un partenaire local. Elle a mis au point des systèmes de surconditionnement et de scellés.

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