Celanese Corporation ferme Pardies
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leSocial
C'est fini ! La fermeture tant redoutée devient réalité. Ce matin, le groupe industriel de chimie Celanese Corporation a annoncé, via un communiqué, la fermeture d'Acetex Chimie, son usine de Pardies (Pyrénées-Atlantiques).Le 21 janvier dernier, le groupe avait fait part de sa décision de l'éventuelle fermeture du site qui emploie 350 salariés et produit de l'acide acétique et de l'acétate de vinyle monomère. Les raisons ? Baisse de la demande, un chiffre d'affaires en recul de 27 % au cours du quatrième trimestre 2008 par rapport à la même période en 2007 pour le groupe américain. Baisse également pour sa filiale, Acetex Chimie, de 50 % de son chiffre d'affaires et perte d'exploitation de 14 millions de dollars US, sur cette même période.
Les tentatives des acteurs politiques et économiques de la région qui s'étaient manifestés pour tenter de sauver l'usine, notamment en proposant de partager certains services supports avec d'autres fabricants locaux, ont fait chou blanc. « Celanese a beaucoup apprécié l'implication des représentants politiques locaux. Cependant, en raison des spécificités techniques du site, des coûts élevés de matières premières, de l'énergie et des frais fixes, cette proposition ne permettait pas d'assurer la viabilité du site de Pardies » peut-on lire dans le communiqué. De quoi donner de l'urticaire à Alain Rousset, le président du Conseil régional, qui estime « inacceptable » la fermeture de l'usine et ce d'autant plus que la proposition des collectivités (Région, Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, et communauté de communes de Lacq) d'injecter 20 millions d'euros dans la création d'une plate-forme de regroupement des utilités « serait restée sans réponse » de la part du groupe américain.
Ce dernier a annoncé ce matin un plan de mesures au représentant du personnel qui vise à « minimiser » les effets de la fermeture. Un plan de préretraite pour les salariés de 55 ans et plus va être mis en œuvre, un congé de reclassement de 9 mois pour tout le personnel, une cellule de reclassement sur 12 mois, des mesures spécifiques pour les salariés âgés de plus de 50 ans, des aides en matière de formation, de mobilité géographique et à la création d'entreprise.
Dans sa chute, l'usine devrait entraîner deux sociétés voisines, Yara, fabricant d'ammoniac et d'acide nitrique, qui emploie 127 salariés et Air Liquide, producteur d'azote et d'oxygène (29 salariés). Des victimes collatérales du fait de l'interdépendance des trois sociétés. Célanèse fournit notamment de l'eau de refroidissement pour Yara. Mais, surtout, il lui apporte 90 % de l'hydrogène qui entre dans la fabrication de l'ammoniac.
De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère
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