Ce que le Cloud va changer dans l'économie

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Serveurs
© Pascal Guittet

Modèles économiques, relations clients-fournisseurs, organisation… Le livre blanc, publié par le Syntec Numérique, fait la lumière sur tous les changements que le Cloud computing implique, tant du côté des entreprises utilisatrices que des prestataires de services. "A un moment charnière où toutes les entreprises, quel que soit leur taille, s’interrogent sur l’adoption du Cloud computing, il est important de faire la lumière sur les changements que ce modèle informatique implique", affirme Philippe Hedde, Président du comité Infrastructures au Syntec Numérique.

Que devient le rôle du service informatique en entreprise ? Comment négocier et gérer les contrats avec les fournisseurs de services ? Quelle architecture de Cloud choisir ? Quel modèle financier adopter ? Les questions, qui se posent, sont nombreuses et complexes. C’est pour y répondre que le Syntec Numérique vient de publier le livre blanc "Cloud Computing, nouveaux modèles !", en partenariat avec le CRIP (Club des responsables d’infrastructures et de production informatique) et l’Ae-SCM (Association pour la promotion des bonnes pratiques de sourcing).

On apprend ainsi que le passage au Cloud computing ne réduit pas le rôle du service informatique de l’entreprise. Au contraire, il le conforte en réclamant du service informatique de nouvelles compétences notamment en matière de sécurité, question clé dans une démarche de Cloud computing.

Le livre blanc relève l’émergence de nouveaux métiers qui servent à accompagner les entreprises dans leur passage au Cloud computing. L’un de ces métiers, qui montent, est celui de « Cloud broker », dont le rôle est de servir d’intermédiaire entre le client et les fournisseurs. L’une de ses tâches est de sélectionner et d’agréger différents services Cloud pour répondre aux besoins de l’entreprise cliente.

Autre métier promis à un bel avenir : celui du « Cloud Auditor » dont le rôle est d’auditer le service du fournisseur pour s’assurer qu’il respecte les exigences contractuelles du client en matière de qualité de service, de sécurité ou de localisation des données.

En ce qui concerne l’architecture du Cloud, les entreprises ont aujourd’hui le choix le Cloud public, mutualisé entre plusieurs utilisateurs, et le Cloud privé, spécialement mis en place pour leurs seuls besoins. Le Cloud public offre l’avantage de la flexibilité et de l’économie, tandis que la Cloud privé assure le maximum de sécurité.

Mais le livre blanc esquisse une troisième voie : le Cloud hybride. L’idée est de trier ses applications et ses données, et d’utiliser le Cloud privé pour celles les plus critiques, les autres ayant vocation à passer au Cloud public. "A terme, une grande partie des applications et des données des entreprises seront dans le Cloud public avec des niveaux de qualité de service et de sécurité différents, et seule une petite partie, celle concernant les données les plus sensibles, sera hébergée dans un Cloud privé, voire en interne", estime Pierre Bernabé, directeur général de SFR Business Team.

Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France, abonde dans ce sens : "Le Cloud hybride est une destination naturelle des entreprises à terme. Il va devenir une réalité tangible dans le futur. Non pas parce que le Cloud n’est pas toujours sûr. Mais parce que des raisons psychologiques font que les utilisateurs se poseront toujours la question de la sécurité comme frein à l’adoption à 100% du Cloud public".

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