Investissement
Le numéro un français de l’ameublement repart à l’attaque. Sorti d’une procédure de sauvegarde il y a six mois, Cauval Industries a choisi de capitaliser sur ses marques (Dunlopillo, Simmons, Treca notamment) pour reprendre le chemin de la croissance.
Fini les canapés et les meubles sans marque, qui représente encore 50 % de l’activité de son pôle « sièges », le deuxième métier de ce groupe de 550 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009, en baisse de 15 % par rapport à 2008. « On ne peut plus lutter avec la concurrence asiatique et des pays de l’Est. Il nous fallait trouver une alternative pour ne pas disparaître et adapter nos outils », affirme Gilles Silberman, le directeur général.
Une gamme de canapés Dunlopillo, dessinée par le français Ora Ito, sera lancée en juin chez Conforama puis en août chez But, au prix moyen de 450 euros ! Objectif du fabricant : permettre à ses clients de reprendre la main face à Ikéa, qui s’est imposé comme le leader européen de la distribution d’équipements pour la maison.
Pour proposer ce tarif record, Cauval a dû adapter son outil industriel. « La couture et la confection sont réalisées à l’étranger tandis que la production des mousses et l’assemblage final sont faits dans nos usines en France », affirme Gilles Silberman. Un plan d’investissement de 15 millions d’euros est prévu en 2010, avec le soutien des banques. 55 000 m2 de nouveaux bâtiments seront construits d’ici un an sur trois sites, notamment à Bar-sur-Aube (Aube), pour remplacer les anciennes installations.
Un projet dans le recyclage de vieux matelas
Le groupe qui emploie 5 300 salariés, dont 2 800 en France dans 11 usines, travaille également sur d’autres chantiers. Il construit un site de production à Flaviac (Ardèche), pour retraiter les canapés et matelas en fin de vie, qui devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année. Un projet réalisé avec le soutien du gouvernement dans le cadre du Grenelle de l’environnement. Parallèlement, Cauval accroît son activité avec de nouvelles marques.
La licence Pirelli acquise en avril devrait lui apporter au moins 60 millions d’euros de chiffre d’affaires. Dans le secteur de la cuisine, il intègre Teisseire, rachetée il y a tout juste un an, entraînant la disparition de sa marque d’entrée de gamme Mondial Kit. Des projets ambitieux pour ce fabricant au bord du dépôt de bilan il y a encore un an...
Adrien Cahuzac
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