Directrice R&D sur les technologies avancées de STMicroelectronics - 50 ans - Nominée pour le trophée Femme de R&D

Ses innovations ont donné à STMicroelectronics une dizaine de brevets. Catherine Mallardeau a le profil idéal de chercheuse. Diplômée de Normale Sup, elle dispose d’un doctorat de l’université de Harvard et parle couramment l’anglais. Un bagage qui lui ouvre en 1986 les portes de la R&D de STMicroelectronics à Crolles, près de Grenoble.
Mais ce sont ensuite ses compétences techniques, ses qualités de manager et sa connaissance du marché qui vont être déterminants dans son ascension chez le fabricant franco-italien de semiconducteurs. Depuis 1992, elle vit au rythme effréné de l’évolution technologique des puces électroniques, avec le passage tous les deux ans à une gravure plus fine.
Cette miniaturisation est justement son affaire. Après la technologie de 90 nm puis celle de 45 nm, elle se consacre aujourd’hui au développement de celle de 20 nm qui devrait entrer en production en 2013. "Nous frisons les limites physiques de la matière. Ceci nous oblige à faire des choix audacieux. Mais pas de droit à l’erreur, car les enjeux industriels sont énormes", explique-t-elle.
À l’écoute du marché, elle adapte en permanence ses projets en fonction des besoins des clients et des avancées des concurrents. Son obsession : éviter que ses trouvailles soient à côté de la plaque.
La remarque la plus macho qu’elle ait entendue ?
"Depuis trente ans, je suis habituée à être en minorité par rapport aux hommes. Je ne fais pas attention à ce type de remarques."









