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Caterpillar réduit le nombre de licenciements, mais sous conditions

Par Redaction L'Usine Nouvelle - Publié le
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133 postes sauvés. Le constructeur américain d'engins de chantiers Caterpillar a proposé aux syndicats une réduction du nombre de licenciements en France, passant des 733 prévus à 600.

Cette annonce est intervenue lors d'une réunion à la direction départementale du travail (DDT) de l'Isère, faisant suite à la séquestration de cadres de l'entreprise mardi 31 mars. Les salariés protestaient alors contre le plan de sauvegarde de l'emploi prévoyant le licenciement de 733 salariés dans les usines de Grenoble et Echirolles.

Sous conditions
Reste que la direction a posé des conditions en contrepartie de cette mesure, portant entre autres sur la flexibilité et l'indemnisation du chômage partiel. « Ces propositions sont conditionnées à l'obtention d'une convention de chômage partiel garanti sur quatre ans et financé à 80%, ainsi que d'un accord cadre sur les objectifs de l'organisation du travail », précise le communiqué de la direction.

Des mesures contestées par les syndicats qui expliquent que « l'annualisation du temps de travail, les horaires tournant, la suppression des 35 heures, les salariés n'en veulent pas », selon Nicolas Benoît, délégué CGT. Les salariés ont dit être « prêts à aller jusqu'au bout » et ont multiplié les actions, comme une opération péage gratuit à Voreppe ou le blocage des entrées de la DDT.

La direction a accepté la  demande des syndicats d'augmenter l'enveloppe destinée au Plan social pour l'emploi (PSE) portant son montant à 50 millions d'euros contre les 48,5 millions d'euros précédemment annoncés.

« Il s'agit d'une avancée substantielle et la dernière possible de la direction de Caterpillar. Au-delà, la pérennité des deux usines de Grenoble et d'Echirolles serait sérieusement compromise », a expliqué la direction. Plus encore, elle a reconnu que le « refus des propositions serait de nature à mettre l'emploi de plus de 2 000 personnes en péril ».

« Il n'a qu'à venir ici »
Les sites de production concernés ont été fermés sur décision de la direction et « des pouvoirs publics, pour faire cesser le climat de tension et les débordements constatés dans les derniers jours ». Une initiative qui viennent compléter les propos de Nicolas Sarkozy mardi 7 avril qui précisaient « qu'il ne laisserait pas faire » les salariés séquestrant des dirigeants.

La réaction des salariés a été immédiate. Ces derniers ont annoncé mercredi 8 avril leur refus de se rendre à l'Elysée jeudi 9 avril pour rencontrer le conseiller social du chef de l'Etat, Raymond Soubie, comme cela leur avait été proposé mardi 7 avril. « On n'accepte pas de passer pour des voyous, on n'ira pas le voir, il n'a qu'à venir ici », a déclaré Pierre Piccarreta, délégué CGT. Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'industrie, a précisé que l'objectif du gouvernement restait la pérennité du site de l'Isère, précisant que le gouvernement était prêt à « jouer un rôle important sur le dossier ».

Barbara Leblanc

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