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Captage et stockage de CO2: 4 projets retenus par l'Ademe

Le 25 mai 2010 par Ana Lutzky
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Les heureux élus de l’appel à manifestations d’intérêt lancé en 2008 par l’Ademe sur le captage et le stockage de CO2 sont aujourd’hui connus. Quatre projets ont été financés par l’agence gouvernementale pour une aide totale de 45 millions d’euros.

Après un premier projet retenu en 2009 (Pil-Ansu), trois nouveaux projets ont récemment été instruits et sélectionnés pour recevoir un soutien du Fonds. Les projets sont les suivants  :

France Nord : un projet piloté par Total afin de démontrer et de tester à une petite échelle la capacité des aquifères salins du nord de la France à stocker les émissions industrielles de CO2. Le projet représente un investissement de 54 millions d'euros, financé pour 40% par l'Ademe, et pour 60% par les partenaires du projet. Ce partenariat est composé de six grands groupes industriels (Air Liquide, EDF, GDF Suez, Lafarge, Total et Vallourec), trois organismes de recherche français (le BRGM, l'IFP et l'Ineris), et deux organismes de recherche allemands (Eifer, basé à Karlruhe, et le GeoforshungsZentrum, basé à Potsdam).

Sidérurgie a florange : un projet de captage, transport du CO2 par pipeline, et stockage du CO2 issu d’une unité sidérurgique du groupe ArcelorMittal à Florange. "La sidérurgie étant un gros émetteur de gaz à effet de serre, le développement de technologies spécifiques pour cette activité est primordial", indique l'Ademe.

Centrale thermique du havre : un projet de captage post-combustion par solvant à base d’amines, porté par EDF et Alstom, avec la participation de Veolia Environnement. Il s’agit d’une technologie optimisée à la fois au niveau du procédé et du solvant. Ce projet se déroulera sur la période 2010-2013 en trois phases : étude, construction et exploitation. D’un montant de 22 millions d’euros, il a obtenu un financement de 25 % de l’ADEME.

Les aides qui ont été attribuées à l’ensemble de ces projets approchent 45 millions d’euros sur une durée de 6 à 8 ans. Il s’agit de démonstrateurs de recherche, qui permettront de tester les technologies  à une échelle de l’ordre 1/10ème. Une application industrielle pourrait voir le jour vers 2020. L’objectif est également de mesurer l’acceptabilité sociale de telles technologies et de préparer le cadre réglementaire et les critères de sécurité relatifs à ces technologies.

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