Candia se restructure pour lutter contre la concurrence

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Bidons de lait
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La nouvelle est tombée hier, jeudi 8 novembre, en comité central d’entreprise. Le groupe coopératif Sodiaal envisage de fermer trois de ses huit sites de conditionnement de lait.

Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, a décidément de quoi faire. Après le groupe Doux, c’est au tour de Sodiaal de faire face à d’importantes difficultés économiques, le contraignant à se réorganiser.

Pour réduire les coûts, le groupe compte fermer trois usines Candia à Saint-Yorre (Allier), et à Villefranche-sur-Saône (Rhône) fin 2013, puis celle de Lude (Sarthe) mi-2014. Au passage, ce sont 20% de ses effectifs qui seront supprimés. En effet, ces fermetures vont entraîner la destruction de 313 emplois sur les 1 450 employés par le groupe.

Pour chacun d’eux, "Candia s'engage à proposer à chacun d'eux une offre de reclassement au sein des autres sites industriels du groupe" et examinera les options de reconversion industrielle des sites.

Des repreneurs à Saint-Yorre et Villefranche-sur-Saône

Dans les usines, c’est la stupéfaction. "On ne comprend pas pourquoi la direction a repris il y a deux ans l'usine de Villefranche et récemment Saint-Yorre, deux sites qui marchaient bien, pour les fermer aujourd'hui", a regretté Rik Deraeve, délégué syndical central FO, interrogé par l’AFP.

Selon lui, la direction a toutefois évoqué "des pistes" pour des repreneurs à Saint-Yorre et Villefranche-sur-Saône qui y installeraient une autre activité, mais sans donner plus de détail.

Un nouveau CCE extraordinaire serait programmé le 23 novembre toute la journée au siège parisien de Candia. Maintenant, le projet "va faire l'objet d'une concertation approfondie", a en effet indiqué la direction.

Un projet de réorganisation "nécessaire"

"Ce projet de réorganisation et de modernisation est nécessaire pour améliorer nos coûts de production et lutter contre nos concurrents" les Allemands notamment et Lactalis en France (marque Lactel), a expliqué Maxime Vandoni, directeur général de Candia, à l’AFP.

"On s'attendait à une restructuration, mais pas de cette ampleur" a confié à l'AFP Yvon Gérard, délégué syndical central CFDT chez Candia. "La grande distribution nous fait beaucoup de mal en se fournissant en dehors des frontières et non sur notre territoire. La situation est difficile", a-t-il également dénoncé.

Les coûts de transformation importants pèsent sur la compétitivité
Outre les difficultés rencontrées par Candia, c’est un problème plus large qui se pose là, pour l’ensemble de la filière agroalimentaire. "Le secteur souffre de coûts de transformation importants qui pèsent sur sa compétitivité" par rapport aux industriels allemands, a expliqué Jean-René Buisson.

"Avec le volailler Doux, 5.000 emplois sont susceptibles d'être menacés" sur près de 415 000 dans l'industrie agroalimentaire française, a-t-il estimé.

Il a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme quant à la situation de la filière porcine. Un avertissement déjà lancé par Guillaume Garot, dans les colonnes de L'Usine Nouvelle, il y a quelques semaines. "La situation dans le porc est aussi inquiétante. Je me bats pour qu’il n’y ait pas de Doux dans le porc, pour que le secteur génère davantage de valeur ajoutée tout au long de la filière. Cela suppose de nouveaux outils", avait-il insisté.

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