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Bush ou Kerry, le monde attend

Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié le

Le monde est suspendu au choix de plus de 156 millions d'électeurs américains qui choisissent aujourd'hui le 44ème président des Etats-Unis.

Aucun des sondages récents ne donne une claire avance à l'un ou l'autre des candidats.
La participation est une des inconnues de cette élection très disputée et qui a véritablement coupé les Etats-Unis en deux.
Après une dernière tournée lundi dans six Etats (Ohio, Pennsylvanie, Wisconsin, Iowa, Nouveau-Mexique et Texas), George W. Bush se reposait dans son ranch texan de Crawford, lundi soir. Selon l'AFP, il devait voter mardi matin à la caserne des pompiers de cette petite ville avant d'effectuer une visite dans l'Ohio, puis regagner la Maison Blanche en soirée. De son côté, John Kerry a fait lundi plusieurs passages dans quatre états clefs: Ohio, Floride, Wisconsin et Iowa. Il votera aujourd'hui mardi à Boston, capitale du Massachusetts, dont il est sénateur.
Si l'élection est particulièrement disputée sur le terrain politique, coté économique, les experts n'attendent  pas de grands bouleversements. Quel que soit le résultat, les prévisions de croissance sont quasi identiques selon la majorité des économistes d'entreprise sondés par l'Association américaine des économistes d'entreprise (NABE), début octobre
« Même si certains disent que l'évolution économique et budgétaire du pays va dépendre de façon critique des résultats de l'élection présidentielle, le panel de la NABE ne met pas un accent important sur une victoire de Bush ou de Kerry », souligne la NABE qui a sondé 38 économistes. Ceux-ci prévoient sur une croissance de 4,3% en 2004 et de 3,8% en 2005.
Le prix du pétrole qui a été une des raisons du ralentissement économique du printemps vient lui de s'assagir. Le brut a reculé lundi à New York (clôturant à 50,13 dollars le baril), après être retombé en séance sous les 50 dollars pour la première fois depuis un mois
Il a perdu 10% depuis son record à 55 dollars, le 26 octobre. Une situation qui s'explique par des fortes livraisons de brut irakien, la fin de la grève au Nigeria et des spéculations sur un possible succès de John Kerry qui, en cas de victoire, pourrait décider de puiser dans les réserves stratégiques américaines pour détendre les cours.

 

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