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Bureau Veritas vise une dizaine d'acquisitions en 2011

Par Olivier Cognasse - Publié le
Porte containers
© D.R. - UNIM

Le spécialiste de l'inspection et de la certification présentait des résultats encourageants hier. Fort de ces chiffres, Bureau Veritas se pose en conquérant pour les mois à venir. Son PDG, Franck Piedelièvre a livré quelques éléments stratégiques à l'Usine Nouvelle.

Le numéro deux mondial de l'inspection et de la certification, Bureau Veritas a réalisé une excellente année 2010 avec une forte croissance de son chiffre d'affaires (2,9 milliards d'euros, soit + 11 %) et de sa marge opérationnelle (+ 16,7 %).

Mais comme le rappelle, Franck Piedelièvre, le patron de Bureau Veritas, « l'année 2010 a été surtout marquée par l'acquisition du groupe britannique Inspectorate, qui nous a permis d'avoir 7 000 collaborateurs en plus et de devenir un acteur majeur dans l'inspection et les tests des matières premières ».

En début d'année, le groupe français a poursuivi sa politique d'acquisitions avec l'annonce hier soir du rachat de l'entreprise malaysienne Scientige, spécialisée dans les services aux compagnies pétrolières opérant dans son pays. Il fait suite aux acquisitions de trois sociétés en janvier.

Et le PDG annonce qu'il vise « 10 à 15 nouvelles acquisitions en 2011 pour consolider notre place dans les pays émergeants et dans trois secteurs : l'industrie, les biens de consommation et les matières premières. Des entreprises réalisant un chiffre d'affaires compris entre 5 et 30 millions d'euros ».

Pour la reprise de concurrents de taille importante, il faudra attendre au moins 2012. « La plupart d'entre eux appartiennent à des sociétés de capital-investissement ». Ces derniers devraient sortir du capital de ces entreprises d'ici un an ou deux.

Une stratégie d'acquisition qui ne devrait pas être démentie par l'élaboration du « projet stratégique 2012-2015 ». L'objectif derrière ça est d'atteindre assez vite un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros sur un marché qui devrait approcher la centaine de milliards d'euros en 2015.

Les pays émergeants sont de plus en plus friands de qualité. « Ils ont eu tellement de déboires, qu'ils développent leurs propres standards ». Bureau Veritas est aujourd'hui numéro 2 mondial derrière SGS, mais ne détient que 5 % de parts de marché. Sur un marché très éclaté, la soif d'acquisitions n'est pas prête de se tarir.

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