Pour s'imposer sur le marché du mobile, le géant coréen de l'électronique aurait fait valoir, à tort, des brevets relatifs à des protocoles de communication, qu'il s'était engagé à licencier.
C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. La commission européenne vient d'ouvrir sur Samsung une enquête pour abus de position dominante. Dans le même temps, un tribunal allemand a décidé mardi 31 janvier d'interdire à la vente deux modèles de tablettes de Samsung jugées trop ressemblantes à l'iPad d'Apple. Le modèle Galaxy Tab 10.1 N n'est pas concerné, car déjà remanié par le Coréen.
Aucun lien entre les deux affaires, si ce n'est la bataille de brevets que se livrent les géants de l'électronique grand public. Car pour se défendre des attaques en copie contrefaçon, notamment de la part d'Apple, Samsung a opposé la violation de certains de ses brevets relatifs à des protocoles de communication.
Selon Bruxelles, Samsung serait allé trop loin et aurait ainsi "violé son engagement irrévocable de 1998 auprès de l'Institut européen des normes de télécommunications" (ETSI). Cet engagement consistait à accorder des licences d'utilisation de ses brevets concernant la téléphonie mobile en Europe "en termes justes, raisonnables et non discriminatoires".
Reste à savoir, si effectivement, les licences ont bien toutes été payées par les concurrents. L'enquête le dira.









