British Airways et Iberia convolent enfin
Par Matthieu Maury - Publié leBritish Airways et Iberia ont paraphé leur accord de fusion. Baptisé International Airlines Group, la nouvelle entité représente un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, 408 appareils pour 58 millions de passagers par an.
Après plus d’un an et demi de négociation et un accord préliminaire signé mi-novembre, les compagnies britannique et espagnole unissent officiellement leur destin. British Airways (BA) et Iberia ont signé leur accord de fusion pour donner naissance à l’un des premiers groupes aériens au monde, derrière Delta-Northwest, Air France-KLM et Lufthansa. Baptisé International Airlines Group, la nouvelle entité regroupera 408 avions transportant plus de 58 millions de passagers par an vers 205 destinations. Soit un chiffre d’affaires d’environ 15 milliards d’euros par an. La fusion devrait être finalisée avant la fin de l’année, après le feu vert des actionnaires des deux groupes et l’aval de la Commission Européenne.
Pas de changement majeur par rapport au protocole conclu le 12 novembre 2009. Si International Airlines Group sera coté à Londres (où il siégera) et à Madrid, les deux compagnies poursuivront leurs activités sous leur propre couleur et de manière autonome. Les synergies annuelles sont estimées à hauteur de 400 millions d’euros, d’ici à cinq ans, grâce à la complémentarité de leurs réseaux : Amérique du Nord et Asie pour British Airways, Amérique du Sud pour Iberia.
La fusion entre les deux membres de l’alliance One World sera réalisée sous forme d’échange d’actions. Les actionnaires de BA recevront une action d’International Airlines Group pour chaque action British Airways et ceux de la compagnie ibérique 1,0205 action de la holding pour une action Iberia. Ainsi, près de 55 % du capital du nouveau groupe sera détenu par les actionnaires de BA et 45 % par ceux d’Iberia. Celle-ci possédait déjà 9 % de BA, tandis que la compagnie britannique avait acquis 13,5 % d’Iberia.
Iberia a toutefois conservé le droit de renoncer à l’opération si elle jugeait que le dossier du déficit du fonds de retraite de British Airways n’était pas réglé de manière satisfaisante.

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