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L'Usine Auto

Bras de fer annoncé entre constructeurs étrangers et locaux au salon de Shanghai

Julie Thoin-Bousquié , , ,

Publié le

Face à la consolidation des marques chinoises, les constructeurs étrangers misent sur l'électrique et les SUV au salon de Shanghai pour conquérir le prometteur marché chinois. 

Bras de fer annoncé entre constructeurs étrangers et locaux au salon de Shanghai
Citroën va présenter son C5 Aicross, un nouveau SUV, pour répondre à la demande chinoise.
© William CROZES@AUTOMOBILES CITROËN

C’est un bras de fer discret mais certain que se vont livrer les acteurs mondiaux de l’automobile dans les travées du salon de Shanghai, à partir du mercredi 19 avril, pour conquérir le juteux marché chinois. En 2016, 24,38 millions de véhicules ont été vendus sur le premier marché automobile du monde, soit une progression astronomique de presque 15% par rapport à l’année précédente.

Un contexte particulièrement favorable qui devrait faire place à un tassement net en 2017, selon les spécialistes, du fait de la baisse des subventions à l’achat des véhicules légers en Chine. Pas de quoi rassurer les constructeurs étrangers, qui doivent composer avec des marques locales de plus en plus plébiscitées par les acheteurs chinois.

40% du marché pour les marques chinoises

Alors qu’elles ne détenaient qu’une vingtaine de pourcents de part de marché il y a quelques années, les marques locales pèsent près de 40% du marché chinois, selon les estimations de Sébastien Amichi, spécialiste de l’automobile au sein du cabinet Roland Berger. "Les marques chinoises se sont consolidées ces dernières années, et ne cessent de gagner du terrain sur le milieu de gamme. Elles séduisent les familles et la classe moyenne locale avec des véhicules de plus en plus intéressants en termes de rapport qualité-prix", souligne l’analyste.

La tendance est encore plus nette sur le seul créneau du véhicule électrique, promis à un futur radieux en Chine au regard des problèmes de pollution que rencontre le pays. D’après le journal Automotive News, les marques chinoises, comme BYD ou Chery, représentent… 97% des ventes totales d’électrique sur le marché chinois!

Pour les acteurs étrangers positionnés sur le milieu de gamme, la concurrence se fait de plus en plus rude en Chine. Pour tenter de tirer son épingle du jeu dans cet environnement, Ford a décidé de frapper fort en matière de véhicules électriques. A quelques jours de l’ouverture du salon de Shanghai, le constructeur américain a dévoilé une partie du contenu de son ambitieuse stratégie électrique à destination du marché chinois.

Deux nouveaux véhicules, le Mondeo Energi plug-in hybride et un petit SUV 100% électrique avec une autonomie estimée de 450 kilomètres, devraient notamment être disponibles sur le marché d’ici cinq ans, a annoncé Ford au début du mois d’avril. Le temps presse. Si le constructeur de Detroit a enregistré une progression de 14% sur l’année 2016, ses ventes s’écroulent depuis le début de l’année : en mars, Ford a enregistré une chute vertigineuse de 21% de ses ventes en Chine.

PSA et Renault misent sur le SUV

Au salon de Shanghai, le groupe PSA va présenter de son côté un SUV, le C5 Aircross de sa marque Citroën. Le véhicule devrait être commercialisé à partir du second semestre 2017 sur le marché chinois. PSA espère se remettre en adéquation avec les nouveaux besoins de la clientèle chinoise, qui affichent de fortes "affinités pour les modèles de type SUV compact", selon Sébastien Amichi. A tel point que ce type de véhicule représente aujourd’hui environ 40% du marché chinois.

Le constructeur français joue gros avec ce nouveau véhicule en Chine. En 2016, PSA a vu ses ventes s’écrouler de 16% à 615 000 véhicules. Un sacré revers pour le constructeur français, qui ne détient plus que 2,5% de parts de marché en Chine.

Il reste toutefois devant son concurrent français Renault, qui a finalement inauguré sa première usine en Chine l’année dernière. Dernier à débarquer sur le marché chinois, le groupe mise aussi sur ses SUV, le Koleos et le Kadjar, pour parvenir à s’imposer. "Point ne sert de courir, il faut partir à point, disait La Fontaine. Renault ne dépend pas de la Chine, car il a assuré sa rentabilité partout ailleurs. Pour nous, le pays ne représente que des opportunités", avait défendu en février 2016 Carlos Ghosn au Monde. L’année dernière, la marque au Losange a vendu un peu plus de 35 000 véhicules en Chine, pour une part de marché de 0,1% en Chine.

 

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