Bouygues en difficulté sur le chantier de l'EPR
Le 01 septembre 2010 par Ludovic Dupin
© E.Legouhy / BOUYGUES
A l'occasion de la présentation des résultats semestriels de son groupe, Martin Bouygues a admis rencontrer des difficultés sur le complexe chantier de l’EPR à Flamanville dans la Manche.
Décidément, la construction du réacteur nucléaire de troisième génération EPR aura bien besoin d’être optimisé. Bouygues, en charge des opérations sur le site de l’EPR de Flamanville (Manche), a admis être confronté à "un chantier extrêmement difficile et complexe". Un constat de difficultés qui intervient un mois après qu’EDF ait annoncé un retard de 2 ans du chantier, soit une mise en production en 2014 au lieu de 2012. Ce délai s’est accompagné d’une réévaluation des coûts de 4 à 5 milliards d’euros.
Le chantier de la centrale française, avec comme maitre d’œuvre EDF, ne se déroule pas mieux que la construction de l’EPR Finlandais à Olkiluoto où Areva mène les opérations. La mise en service du réacteur nordique, en 2013 au lieu de 2009, accusera 4 ans de retard. Les coûts explosent.
Le rapport Roussely sur l’avenir de la filière nucléaire française, paru cet été, avait pointé du doigt les déboires des chantiers EPR (deux autres sont en cours en Chine). "La complexité de l'EPR résultant des choix de conception, notamment du niveau de puissance (1 650 mégawatts, MW), (…) est un handicap pour sa réalisation et ses coûts", ont analysé les membres de la commission. Les rapporteurs estimaient que ce réacteur devait au plus vite bénéficier des retours d’expériences à Olkiluoto et à Flamanville afin d’initier la construction de l’EPR de Penly en Seine-Maritime dans les meilleurs conditions.
Ces problèmes de construction ne facilitent pas la vente de l’EPR à l’étranger. Abu Dhabi a ainsi préféré le coréen Kepco au consortium français (EDF, GDF Suez, Total, Areva) pour la construction de quatre réacteurs.
Les difficultés de l’EPR pourraient accélérer l’émergence du réacteur ATMEA, un "petit" EPR de 1000 à 1150 MW, développé par Areva, MHI et GDF Suez. Sa conception plus simple et ses dimensions plus modestes seraient mieux adaptées à la compétition internationale.
Ludovic Dupin
1 réaction
jpl | 01/09/2010 - 13H29
Pauvre M Bouygues! Incapable de faire son métier : couler du béton! En voilà une belle vitrine!
Heureusement la bonne vache à lait EDF est toujours sous contrôle de l'état et M Bouygues est parrain de Louis Sarkozy!

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