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L'Usine Aéro

[Bourget 2017] Les 5 bonnes raisons de se rendre au salon aéronautique du Bourget

Olivier James , , , ,

Publié le

Du 19 au 25 juin, l’industrie aéronautique sera à la fête au salon du Bourget. L’occasion d’aller à la rencontre d’un secteur en plein renouveau.

[Bourget 2017] Les 5 bonnes raisons de se rendre au salon aéronautique du Bourget © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Rares sont encore les industries capables de susciter l’engouement des professionnels et du grand public. Comme l’automobile, le secteur aéronautique attire les foules : la 52ème édition du salon international de l’aéronautique et de l’espace (SIAE) du Bourget devrait une fois de plus en faire la démonstration. En 2015, près de 352 000 visiteurs se sont pressés dans les allées du salon, dont 202 000 visiteurs grand public. "Entre 360 000 et 375 000 sont attendus cette année, précise Emeric d’Arcimoles, commissaire général du salon. Quant aux exposants, ils seront près de 2400, contre 2300 l’an dernier".

Le Bourget gardera sans difficultés son sceptre de plus grand salon aéronautique du monde, étalé sur quelque 324 000 m². Une véritable ville sortie de terre, fruit de 6 mois de montage assuré par 18 000 personnes et 2 millions d’heures de travail. La cité éphémère totalise 20 000 habitants, en comptant le personnel en charge de la sécurité. Un événement à la hauteur du secteur aéronautique qu’il met à l’honneur.

Un secteur qui fait rêver

C’est la première motivation, primaire, voire enfantine, de se rendre au Bourget : admirer le ballet aérien incessant. Sentir l’air vibrer avec le Rafale, éprouver la puissance de l’Airbus A380. En tout, ce sont 140 aéronefs qui défileront dans le ciel. A ne pas rater : le F35 de Lockheed Martin, l’A321neo, le Boeing 787-10, l’A350-1000, l’Antonov 132D, le Boeing-Bell V22 Osprey, l’Airbus A400M, la patrouille de France…

"Plus de 20 avions voleront chaque jour", précise Gilles Fournier, directeur général délégué du SIAE. Avions civils et militaires, hélicoptères, jets d’affaires : une faune impressionnante issue d’une histoire industrielle en bonne partie construite en France. Les drones, pour des raisons de sécurité, ne seront pas autorisés à effectuer des démonstrations aériennes malgré l’intérêt qu’ils génèrent depuis quelques années, chez les professionnels et le grand public. Qu’importe : il sera quand même possible d’en apercevoir bon nombre sur le salon.

Un secteur qui cartonne

Son succès conduit presque à en faire un nom commun : quel secteur ne souhaite pas créer son « Airbus de » ? Au-delà de l’avionneur européen et de ses succès commerciaux, c’est l’ensemble du secteur qui connaît un âge d’or industriel. Selon Airbus la croissance du trafic aérien, poussée par l’explosion des classes moyennes dans des régions telles que l’Asie, nécessitera la production de plus de 34 000 nouveaux avions, pour un marché estimé à 5 300 milliards de dollars. Dans 20 ans, 40 000 avions devraient voler, contre moitié moins aujourd’hui.

Quand des pans entiers de l’industrie européenne tournent en sous-capacités, l’aéronautique frise la surchauffe. Fin 2016, le carnet de commandes d’Airbus atteignait 6 874 avions, contre 5 715 pour son rival Boeing. Soit environ 8 ans de production. Si certains experts n’écartent pas l’hypothèse d’une décélération de la production d’ici 5 ans, reste que le secteur restera dynamique : les motoristes, les équipementiers ou bien encore les spécialistes de la cabine devront fournir à la fois le marché neuf et celui du renouvellement des appareils. Si l’aviation commerciale a de beaux jours devant elle, reste que les avions d’affaires et les hélicoptères connaissent un trou d’air persistant.

Un secteur qui embauche

Se rendre au Bourget, c’est l’occasion de joindre l’utile à l’agréable. Entre deux démonstrations aériennes, pourquoi ne pas faire un tour à l’avion des métiers ? Pour sa troisième édition, cet espace de 3000 m² présente 40 métiers de l’industrie aéronautique et du spatial, via des salariés de 15 entreprises du secteur, et propose un forum emploi avec  70 sociétés présentes. L’occasion de voir directement des professionnels dans des activités comme la conception, la production, mais aussi la commercialisation et la maintenance.

De quoi rappeler que le secteur – représentant 187 000 personnes en France – embauche : 8000 personnes devraient être recrutées en 2017, selon les perspectives du Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas). Sur les cinq dernières années, 60 000 personnes ont été recrutées (+ 17 000 emplois nets). Un niveau d’embauche qui a tendance à se tasser. En 2012, un pic de 15 000 personnes embauchées a été atteint, pour redescendre à 10 000 en 2016. Mais nombre d’industriels – en particulier les PME – peinent à recruter.

Un secteur qui innove

C’est la grande nouveauté de cette nouvelle édition : le Paris Air Lab. Un espace de 2 000 m² entièrement dédié à l’innovation, aussi bien de la part des grands groupes que des start-up. "Le Paris Air Lab est né du souhait de recréer de l’événement et de montrer la filière sous un autre jour", affirme Anne Bondiou-Clergerie, responsable du projet. Un lieu qui offre la possibilité de voir de près tout ce qui se fait de mieux en matière d’innovation aéronautique.

Avions du futur, drones, moyens de propulsion innovants, observation de la Terre… Le Paris Air Lab est organisé autour de 3 parcours distincts : aéronautique, numérique et nouvelles applications, et espace. Tous les jours de la semaine, des « battle conf » sont organisées qui visent à confronter des experts sur les grandes thématiques du secteur aéronautique et spatial, sans oublier des pitchs de la part des quelque 75 start-up présentes.

Un secteur qui se transforme

L’aéronautique est-il à l’aube d’un nouvel âge d’or, comme l’a estimé récemment Paul Eremencko, le directeur de la technologie du groupe Airbus ? A voir la multiplication des projets de nouveaux aéronefs on pourrait le croire : le développement des drones et autres voitures volantes promet de révolutionner le transport aérien. Le seul groupe Airbus s’est d’ailleurs lancé dans pas moins de trois grands projets, Vahana, CityAirbus et PopUp.

Les projets de voitures volantes de ce type sont légion qui prévoient d’emporter une poignée de passagers via l’énergie électrique. Des buzz industriels sans lendemain ? A voir : le principal frein technologique – le stockage de l’énergie – est peu à peu repoussé. Quant aux questions réglementaires, les drones ont ouvert la voie. A ces premiers aéronefs de taille modeste pourraient un jour succéder des avions commerciaux propulsés à l’énergie électrique. Ouvrant la voie à des architectures d’avions en rupture avec ceux d’aujourd’hui…

 

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1 commentaire

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23/06/2017 - 12h15 -

Questions à Mme. Hidalgo : Madame HIDALGO Maire de PARIS, pourriez vous avoir la gentillesse et la clarté d’informer les Parisiens et par là même les Français en général sur les pics de pollution subis au cours de la démonstration total de cette opération qui pénalise les automobilistes de circuler parce que leur vieille voiture est considérée « polluante » ? Combien de tonnes de Kérosène ont été brulées sur la région pour ce même spectacle. Combien ont été calculés les fameux pics de pollution par AIR-PARIS. ? Enfin, mise à par votre opposition à la protection de la nature…, pourvu qu’il y ait un rapport financier déguisé… Ils ont caractère pacifiste vos parisiens qui se laissent tondre…
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