Bosch investit à Rodez, mais sous condition

Par  - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3066

L'avenir de l'usine Bosch de Rodez s'éclaircit enfin. Menacée depuis la décision de Volkswagen, son principal client, d'abandonner la technologie des injecteurs-pompes pour moteurs Diesel, l'usine aveyronnaise vient de recevoir la garantie de la poursuite de l'activité. Mais pas sans concessions. La direction française de Bosch s'est engagée à y investir 65 millions d'euros sur une période de trois ans pour convertir le site aux injecteurs à rampe commune (common rail). En contrepartie, les salariés devront accepter des économies de 10 millions d'euros par an. L'usine ne conservera que 1 700 emplois sur 2 100, en jouant sur les départs en retraite. Et elle verra l'instauration, en 2008 et 2009, d'un compte épargne-temps pour accroître la durée de travail hebdomadaire de 35 à 38 heures, sans augmentation de salaire.

Les organisations syndicales qui, depuis le retour aux 36 heures à Vénissieux (Rhône), dénoncent le chantage à la délocalisation de l'équipementier allemand, peuvent toutefois se consoler : une autre usine spécialisée dans les injecteurs-pompes, basée à Rommelsbach, en Allemagne, a été quant à elle purement et simplement fermée.

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