Bonduelle résiste malgré un bénéfice net annuel en recul de moitié
Par Barbara Leblanc - Publié le
Un bénéfice net divisé par deux. C’est la principale information annoncée par le spécialiste des légumes Bonduelle mardi 6 octobre, au cours de la présentation de ses résultats annuels pour l’exercice 2008/2009 clos en juin.
Son bénéfice s’élève à 26,6 millions d’euros contre 51,2 millions d’euros au cours de l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires annuel atteint 1,523 milliard d’euros, soit une hausse de 2,3%, comme annoncé début août.
Le groupe justifie cette chute par une dégradation de son résultat financier due à une charge de 60,8 millions d’euros émanant d’effets de change défavorables et aux pertes latentes liées au financement de filiales étrangères.
99,3 millions d’euros
Dans le détail, en Europe, le secteur conserve résiste bien, grâce à l’entrée du conserveur belge La Corbeille dans le groupe. Mais la filière des légumes frais a souffert de la crise économique, venant affecté les résultats du groupe. Quant à l’activité surgelés, elle a été affectée par la déconsolidation de l’activité marque de distributeurs apportée à la société Gelagri et le ralentissement de l’activité de restauration commerciale au second semestre. Hors Europe, l’activité est restée intensive, grâce à un fort mouvement promotionnel et aux lancements de nouveaux produits.
Reste que le groupe agroalimentaire a rempli ses objectifs de rentabilité opérationnelle et a amélioré son bénéfice opérationnel après éléments non récurrents, qui atteint 99,3 millions d’euros. Le groupe tire profit de ses efforts significatifs en matière de coûts et de frais. Le groupe compte proposer un dividende stable par rapport à l’exercice précédent à 1,50 euro par action au cours de l’assemblée générale du 3 décembre.
Développements interne et externe
Pour l’exercice à venir (clos en juin 2010), le groupe table sur un bénéfice net compris entre 55 et 60 millions d’euros, un bénéfice opérationnel entre 104 et 110 millions d’euros et un chiffre d’affaires d’environ 1,6 milliard d’euros. Le groupe devrait par ailleurs poursuivre son développement interne, en développant des implantations industrielles au Brésil et en Ukraine, ainsi qu’externe. Malgré tout, le groupe affirme que « l’évolution du climat de consommation recèle, du fait d’une crise économique toujours présente, un degré d’incertitude important ».

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