La montée au créneau de Siemens, candidat malheureux face à Alstom à la fourniture du métro de Lille, ne laisse pas le constructeur ferroviaire canadien indifférent.
Siemens aurait cinq ans d'avance sur les technologies de métro automatique ? "Nous sommes très loin devant en nombre de systèmes installés dans le monde", répond à Siemens André Navarri, le patron de Bombardier Transport, arrivé troisième à l'appel d'offre lillois.
En marge d'un voyage de presse en Allemagne, jeudi 31 mai, André Navarri est revenu sur les récentes déclarations au Figaro du président de Siemens France, Christophe de Maistre. Siemens a déposé mardi dernier un recours devant le tribunal administratif pour, dans un premier temps, examiner les critères qui ont conduit Lille Métropole à lui préférer Alstom.
"Siemens affirme avoir fait une offre 11 millions d'euros moins chère qu'Alstom ? Nous étions 40 millions moins cher !", compare André Navarri. Et le dirigeant de poursuivre : "Nous avons en plus déposé une très bonne offre technique. Mais nous, nous n'allons pas en justice. Quand on vient chez un client, on veut être les bienvenus."









