Bombardier lésé par le gouvernement britannique ?
Par Olivier Cognasse - Publié le
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Bombardier revoit son organisation en Grande-BretagneCette semaine, l'industriel canadien annonçait 1400 suppressions d'emplois sur son site de Derby, en Angleterre, dont une large part concerne des postes à durée déterminée. La conséquence possible d'une décision du gouvernement britannique. Retour sur les conditions et circonstances de cette réduction d'effectifs.
Le fabricant de trains Bombardier a clairement indiqué que sa décision était liée à la perte d'un contrat important (1,5 milliard d'euros) au profit de Siemens pour 1200 voitures destinées au réseau ferroviaire Thameslink (Londres-Brighton). Pour le site de Derby, il n'y a aucune commande en vue après 2014, qui emploie aujourd'hui 3 300 salariés.
De son côté, le gouvernement affirme que l'offre Siemens est la "meilleure, y compris pour l'argent du contribuable". L'heureux élu a d'ailleurs promis de créer 2000 emplois outre-Manche.
En marge de ce dossier, le gouvernement britannique en a profité pour lâcher quelques piques contre les Français et les Allemands. Des voisins européens "qui accordent régulièrement des contrats pour fabriquer des trains" à leurs propres constructeurs. Après avoir adapté leurs appels d'offre en conséquence...
En France d'ailleurs, Bombardier est inquiet face à la baisse des ressources des régions. Sur le site de Crespin (Nord), le 700ème et dernier AGC est sorti des lignes de production. Le personnel passe sur les commandes du Francilien et du Regio2N, ce qui leur garantit du travail jusqu'en 2016. Mais après ? Il est important pour Bombardier France d'engranger rapidement des commandes pour éviter que le site de Crespin ne subisse la même mésaventure que celui de Derby.

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