Bolloré Télécom arrête le WiMax dans le Nord-Pas-de-Calais
Par Rédaction L'Usine Nouvelle - Publié leFaute d'abonnés et de rentabilité, l'opérateur français - qui détient 20 licences WiMax - arrête d'exploiter son réseau WiMax dans l'Artois, près d'Arras.
La technologie Wimax (pour « Worldwide Interoperability for Microwave Access »), qui permet d'offrir un accès haut débit sans fil par faisceau hertzien, a-t-elle un avenir en France ? En tout cas pas partout, et certainement pas dans les zones les plus reculées si l'on considère la dernière annonce de Bolloré Télécom. Lequel vient de confirmer l'arrêt pur et simple du réseau WiMax de l'Artois qu'il a racheté en juin 2008 au consortium HDRR de TDF (dans le cadre de l'acquisition de huit fréquences régionales de « boucles locales radio »). La raison ? « Bolloré Télécom n'a que 23 clients dans cette région alors que le réseau lui coûte environ 113 000 euros par an en maintenance auprès de TDF », nous explique un porte-parole de l'opérateur. « Contrairement à ce qui se passe dans d'autres zones, où les collectivités locales peuvent éventuellement subventionner la couverture des zones blanches, il n'en était pas question dans le pays de l'Artois. »Pas de terminaux, pas de WiMax
Exit le WiMax dans l'Artois, donc, mais les 23 abonnés existants se sont vus offerts par Bolloré Télécom une migration gratuite vers le satellite (avec prise en charge de la fourniture et de la pose du matériel). Mais pour le reste de la France, un dirigeant de Bolloré Télécom nous explique qu'il n'y a pas de remise en cause de WiMax, juste une réflexion sur la technologie la plus adaptée pour offrir de l'internet haut débit mobile.
« Nous préférons réfléchir en terme de 4G, qu'il s'agisse de Wimax ou de LTE » (Long-Term Evolution). « Nous ne nous sommes pas arrêtés sur LTE et s'il y a un jour du progrès sur le WiMax, ce sera une bonne chose », confie-t-il. Mais pour l'instant, les équipements se font, selon lui, toujours attendre et les opérateurs concernés se voient contraints d'entretenir des réseaux sans pouvoir réellement développer leurs offres commerciales. « Nous attendons toujours l'arrivée des terminaux adaptés, qu'il s'agisse d'ordinateurs ou de téléphones. Et dans des volumes adaptés; Si un jour il y a un iPhone WiMax, alors nous serons complètement convaincus », conclut-il.
Christophe Dutheil
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