Blue Orange, la tête chercheuse de Suez Environnement
Par Arnaud Dumas - Publié leLe fonds d’investissement lancé le 29 novembre par Suez Environnement devra trouver les technologies innovantes dans les domaines de l’eau et des déchets. Et s'assurer que le groupe en bénéficie directement.
Capter les bonnes idées issues de l’extérieur, telle est l’idée qui a présidé à la création de Blue Orange. Le fonds d’investissement lancé par Suez Environnement et doté de 50 millions d’euros sur dix ans aura en effet pour mission de détecter les technologies innovantes dans les domaines de l’eau et des déchets. Et de se les approprier « Nous ne sommes pas un fonds d’investissement financier, nous cherchons avant tout des relais de croissance pour nos métiers traditionnels », explique ainsi Bernard Guirkinger, le directeur général adjoint de Suez Environnement, en charge de la coordination Eau et Innovation.
La nouvelle entité du groupe Suez affiche ainsi des critères d’investissements précis. L’investisseur industriel compte prendre des participations minoritaires dans le capital de trois à cinq start-up par an, avec un siège au conseil d’administration, pour un ticket compris entre 500 000 et 2 millions d’euros. Surtout, Blue Orange sera toujours accompagné par le groupe Suez dans ses investissements. « Nous ne financerons que si on trouve une filiale de Suez Environnement pour parrainer le porteur de projet, insiste Adrien Henry, le directeur général de Blue Orange. Cette filiale sera impliquée de manière concrète dans la start-up pour permettre une exposition commerciale réelle. Elle pourra éventuellement prendre une participation dans le capital, en plus de la nôtre. »
Accès au marché facilité, utilisation des installations R&D de Suez Environnement… Le groupe fait miroiter de beaux outils de développement à ses futurs partenaires. Et s’ils réussissent leur pari, Blue Orange envisage plusieurs possibilités d’évolution de son investissement. Soit une augmentation de sa participation au capital, soit une simple intensification des relations commerciales entre le groupe et la jeune entreprise. « Mais rien n’est fixé a priori sur la sortie de l’investissement, assure Bernard Guirkinger. Il faut absolument que l’entrepreneur et l’équipe d’innovateurs puissent continuer à travailler sans les contraintes d’un groupe de la taille du nôtre. »
Arnaud Dumas

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