Les entreprises européennes du secteur des biotechnologies ont fait progresser leur chiffre d'affaires de 10 % en 2011 et réduit considérablement leur dette.
Le moral semble au beau fixe pour les industries des biotechs. La traditionnelle étude du cabinet d’audit Ernst & Young sur le secteur publiée mardi 19 juin se veut rassurante : le chiffre d'affaires cumulé des centres de biotechs en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et en Australie a augmenté de 10 % en 2011, atteignant 83 milliards de dollars. Une consolidation à marche forcée liée aux acquisitions de biotechs françaises cotées par des étrangers en 2011.
Même hausse de 10 % pour l’Europe seule, avec un bond de 17 à 19 milliards de dollars de chiffres d’affaires. Sur le plan de la R&D, le Vieux continent continue d’investir, avec une hausse de 9 % de leurs investissements en 2011, contre 5 % en 2010. Plus marquant encore, la performance du secteur européen des biotechs réside dans la réduction abyssale de sa dette : de 568 milliards de pertes en 2010, elle est passée à seulement 0,3 milliard en 2011. Pour la première fois de son histoire, l’industrie communautaire approche à grands pas de la rentabilité grâce à un événement majeur dans le secteur : la vente de la branche industrielle de la société irlandaise de biotechs Elan à l’Américain Alkermes en mai 2011.
Autre indicateur positif pour le secteur européen : le nombre de salariés a augmenté de 4 % en un an. Le financement traditionnel d'entreprises qui n'ont pas encore de produits sur le marché est néanmoins de plus en plus sous pression. En Europe, les sommes investies ont diminué de 3,8 à 2,9 milliards de dollars. Les capitaux sont rares, le secteur ne peut donc plus se permettre de mener des recherches inefficaces ou redondantes, d’après les auteurs de l'étude.









