Bioscan choisit Dijon pour la qualité de son imagerie médicale
Par Didier Hugue (Bourgogne et Franche-Comté) - Publié le
La biotech américaine implante à Dijon (Côte-d’Or) un centre de recherche pour développer un appareil innovant d’imagerie préclinique. Elle investit 8 millions d’euros et recrute une vingtaine de personnes.
L’américain Bioscan, leader mondial des systèmes d’imagerie médicale, va développer à Dijon un appareil d’imagerie, qui alliera les technologies de la résonance magnétique (IRM) et de l’imagerie tomographique par émission de positons.
Cette multi-modalité permettra de valider la détection très en amont de tumeurs chez les petits animaux, afin de mettre au point de nouvelles molécules thérapeutiques pour l’homme. Elle devrait aussi faciliter à terme le traitement de certaines maladies cardiovasculaires et neurologiques.
Pour conduire ces travaux, la biotech implante un centre de recherche qui emploiera à terme une vingtaine de personnes sur un site encore à trouver près du campus universitaire.
Elle investit plus de 8 millions d’euros dans ce programme qui s’élève au total à 15 millions, subventionné à hauteur de 7,3 millions par des fonds d’État. Il a été décroché par le consortium IMAPPI, lauréat en 2011 de l’appel à projet gouvernemental Equipex - investissement d’avenir.
« C’est ce qui nous a séduit, car IMAPPI réunit localement une multitude de compétences qui nous sont complémentaires », explique Hein Haas, directeur général de Bioscan Molecular Imaging France (BMIF), la filiale française créée pour l’occasion.
Fort appui des agences de développement
Parmi les membres du consortium, on trouve de très nombreux laboratoires spécialisés de l’université de Bourgogne, le CHU, le centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc, l’institut Utinam de Franche-Comté, le GIE Pharmimage, qui possède un cyclotron, et des sociétés comme Oncodesign, CheMatech ou encore NVH-Medicinal.
L’ensemble de cette communauté scientifique de pointe représente une centaine d’ingénieurs et d’enseignants-chercheurs. Elle est très épaulée par les collectivités locales et notamment par les agences économiques Bourgogne Développement et Dijon Développement.
Le premier prototype devrait être prêt courant 2014. Le début de la commercialisation est prévu l’année suivante. « Nous comptons en vendre déjà une petite dizaine, sachant que le prix de vente se situera entre 1 et 1,5 million d’euros », précise Hein Haas.
Bioscan a été fondée en 1980 par Seth Schulman dans le district de Washington. Elle emploie 40 salariés et réalise 20 millions de dollars de chiffre d’affaires.

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