Biophytis combat l'obésité des seniors
Par PATRICK DÉNIEL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3257Se soigner en mangeant n'est pas qu'une idée marketing. La preuve : la start-up Biophytis a reçu, il y a quelques semaines, une subvention de 1,5 million d'euros du fonds unique interministériel (FUI) dans le cadre du projet Sarcob. Ce dernier est lié à l'obésité sarcopénique, pathologie observée chez les personnes âgées et caractérisée par une perte accélérée de masse et de force musculaire. Le projet, labellisé par le pôle de compétitivité Medicen, associe des équipes de l'université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), d'AgroParisTech et de l'Inra. Or, Biophytis, qui développe et commercialise des ingrédients naturels à base de plantes et de fruits biosourcés en Amazonie, investit justement en R&D sur le syndrome métabolique et le vieillissement. Cette PME de sept salariés est née en 2006 de la rencontre de Stanislas Veillet, ingénieur agronome passé dans les services R&D de Pharmacia, Cargill et Danone, et de René Lafont, chercheur en biochimie, professeur émérite à l'UPMC. La société, soutenue par les fonds Seventure et CM-CIC Capital privé, est implantée depuis 2009 sur le parc technologique parisien Biocitech. La subvention arrive dans une phase de deuxième levée de fonds, de 5 à 6 millions d'euros, destinée à poursuivre les études cliniques et constituer le dossier scientifique d'allégation santé à Bruxelles sur deux ingrédients prometteurs. Un Graal. « On estime la valeur d'une allégation santé entre 50 et 150 millions d'euros », souligne Stanislas Veillet, président de la société, qui vise des débouchés dans les secteurs de la pharmacie, de l'agroalimentaire et des compléments alimentaires. « Notre objectif est d'avoir des candidats médicaments validés dans les deux prochaines années sur nos deux premiers ingrédients », explique-t-il.
Biophytis, la PME dirigée par Stanislas Veillet, mène une étude clinique sur deux ingrédients naturels à base de plantes. Le premier, associé à un régime hypocalorique, permet de stabiliser le poids et de développer une résistance à l'insuline. Le deuxième permet de lutter contre l'obésité chez les personnes âgées.
Le marché européen des alicaments est désormais régi par une réglementation très sévère autour des allégations santé. En décrocher une ouvre un marché de 50 à 150 millions d'euros.











