BioMérieux s’offre un fabricant chinois de tests rapides
Le 14 janvier 2010 par Matthieu Maury
Le spécialiste français du diagnostic in vitro acquiert le fabricant chinois de tests rapides Meikang Biotech, pour un montant non communiqué. Et s’empare ainsi d’un nouveau site de production, à Shanghai. « Cette acquisition nous apporte un point d'appui stratégique en Chine, pays qui devrait générer la plus forte croissance dans les dix prochaines années, et des moyens significatifs pour enrichir notre offre de produits de diagnostic au chevet du patient (POC – Point-of-Care), marché dont la croissance annuelle est à deux chiffres, commente le directeur général de BioMérieux Stéphane Bancel. Avec notre offre en tests manuels rapides comprenant la gamme QuickVue et les systèmes automatisés portables, dont nous avons annoncé la semaine dernière le développement en partenariat avec Philips, nous avons désormais tous les atouts pour devenir un acteur majeur du diagnostic réalisé au chevet du patient. »
Fondé en 1992, Meikang Biotech emploie 250 salariés et sous-traitants pour un chiffre d’affaires 2009 estimé à 5 millions d’euros. La société possède une gamme de tests rapides utilisant la technologie des immunoessais « lateral flow » de type bandelette, notamment pour des maladies infectieuses, cardiovasculaires et des cancers. Localisé entre le centre de Shanghai et l'aéroport international, son site de 2 ha comprend des laboratoires de R&D, des bureaux pour les activités commerciales et 9 000 m² de locaux de production, où 30 millions de tests (notamment grossesse, alcoolémie et VIH) sont fabriqués chaque année.
D’ici à mi-2010, BioMérieux y installera son siège Grande Chine, son bureau de représentation en Asie-Pacifique, ainsi que certaines fonctions corporate (assurance qualité, affaires réglementaires, marketing et logistique). Un centre de formation pour les clients d'Asie-Pacifique est également prévu. Présent en Chine depuis 1978, le groupe français y emploie plus de 100 personnes au siège de sa filiale (créée en 1992) à Shanghai ou dans ses cinq bureaux régionaux. A fin septembre 2009, son chiffre d'affaires en Chine affichait une croissance de 26 %, tandis que le marché chinois du diagnostic in vitro (le second en Asie-Pacifique après le Japon) gagne 15 à 20 % par an.

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