Biofuture personnalise ses huiles alimentaires
Par PATRICK DÉNIEL - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3262À chacun son huile ! Tel est le projet de la jeune société aixoise Biofuture, qui a mis au point une gamme d'huiles alimentaires dont la formulation a été adaptée aux besoins nutritionnels de populations spécifiques (personnes âgées, enfants, femmes enceintes). La société a été créée en 2009 par deux spécialistes de l'agroalimentaire : Sébastien Loctin, ancien responsable marketing et commercial chez Lesieur, et Christophe Basile, ex-directeur de site chez Blédina (Danone). Les deux hommes se sont suivis dans deux sociétés, notamment le fabricant d'huile d'arachide sénégalais Suneor, avant de lancer Biofuture. « Nous voulions construire une usine d'huile bio, autour de la notion de filière, fonctionnant avec des énergies renouvelables, avec un produit centré sur le bien vivre », explique Sébastien Loctin. Le projet initial a perdu son caractère industriel. Reste cette gamme, baptisée Quintesens, élaborées depuis quelques semaines à Tonneins (Lot-et-Garonne) par Biopress, un huilier spécialiste du bio. Ces huiles commencent à apparaître dans les linéaires de la grande distribution et des magasins bio. Colza, olive, tournesol, tournesol oléique, caméline, bourrache, germe de blé, huiles de poissons (qui ne sont pas labellisées bio)... Les formulations ont été mises au point avec le Centre technique industriel des professions de corps gras (Iterg) et un cabinet nutritionnel. Elles ont été primées lors du récent concours Agropole de la création d'entreprise agroalimentaire : « Un prix qui me tient à coeur, car il est décerné par un jury de spécialistes de l'agroalimentaire », explique Sébastien Loctin. L'entreprise, qui emploie 3 personnes, vise un chiffre d'affaires de 5 millions d'euros à la fin de son troisième exercice, en 2012.
Avec le Centre technique industriel des professions de corps gras (Iterg) et un cabinet nutritionnel, Biofuture a mis au point en un an une gamme d'huiles segmentée par types de populations. Elles sont désormais déposées : « Nous ne pouvons pas breveter une formulation », regrette Sébastien Loctin, le créateur de la société.
Le marché de la nutrition personnalisée devrait se développer dans les prochaines années. Les industriels adaptent leurs recettes à des populations aux besoins spécifiques.











