Bilan du plan de relance: 4 milliards d'euros pour soutenir la trésorerie des PME-ETI
Par Morgane Remy - Publié le
Dans le plan de relance, des mesures fiscales ont été mises en place pour soutenir la trésorerie des entreprises, notamment les PME. Cette intervention a été en partie menée par Oséo.
Oséo a soutenu, dans le cadre du plan de relance, plus de 19 500 entreprises dans le cadre du plan de relance. Cet institut public indépendant a reçu 4 milliards de la part de l’Etat pour l’aider dans sa mission de soutien à l’innovation et à la croissance des PME. « Oséo est l’outil de l’Etat pour aider les entreprises. En tant de crise, c’est donc naturellement que le gouvernement a fait appel à nous pour accompagner les PME puis les ETI pendant la crise », explique Jean-Pierre Orcil, directeur du réseau Oséo.
Oséo garantit le risque auprès des banques pour une entreprise. Concrètement, cela signifie qu’Oséo s’engage à rembourser une partie de l’emprunt si l’entreprise se retrouve dans l’incapacité de le faire. Le risque ne repose pas uniquement sur la banque qui est alors plus encline à prêter. « Avant le plan de relance, on garantissait jusqu’à la moitié du crédit bancaire. En 2009 avec la dotation de l’Etat, nous pouvons aller jusqu’à 90% », explique Jean-Pierre Orcil. Ces fonds permettent de soutenir les entreprises dans une phase de difficultés conjoncturelles.
« Oséo nous a garanti le risque à hauteur de 75% auprès de notre banque », témoigne Pascal Olivier, directeur de Digida, une petite entreprise spécialiste des systèmes de transmission pour la radio numérique. « Nous avons pu ainsi lever 300 000 euros presque immédiatement », précise-t-il. Et surtout, « Ce prêt n’aurait pas été concevable sans l’aide d’Oséo. Les banques aiment partager les risque et je n’aurais jamais pu le faire seulement en misant mon patrimoine personnel », explique le directeur de cette entreprise implanté dans un pôle de compétitivité breton. L’entreprise a également bénéficié le lignes court terme. Oséo achète les factures faites par Digida à ces clients. L’entreprise a ainsi tout de suite de la trésorerie et Oséo gère les retards de paiement éventuels. « L’aide nous a permis d’éviter de faire une lever de fonds, ce qui nous aurait privée de l’indépendance de capital dont nous jouissons », explique Pascal Olivier.
FAM Automobiles (Fabrication, Assemblage et Montage de véhicules automobiles) a aussi bénéficié de l’aide du plan de relance proposée par Oséo. L’entreprise franche-comtoise de construction automobile avait besoin d’un prêt majeur concernant la production de sa voiture électrique F-City. Ce quadricycle lourd avec une puissance de 10 kW et d’une autonomie de 100km n’aurait pas pu voir le jour la garantie d’Oséo à hauteur de 95% du prêt d’un milliards d’euros. Par ailleurs, pour encourager l’innovation, Oséo a accordé une avance dite « remboursable en cas de succès » pour développer la voiture. Cette subvention ne doit être repayé que si le projet est commercialisé et rapporte des bénéfices.
Des milliers d’entreprises ont ainsi été soutenues en 2009. Au total, plan de relance et autres actions, 80 000 entreprises ont été soutenue. Le champ d’action d’Oséo, habituellement restreint aux PME, a même été élargit aux ETI. Résultats, l’activité de garantie bancaire à crû de 37% sur l’année 2009 chez Oséo. Même si les 4 milliards de l’Etat ont bien été entamé, « les dotations de l’Etat permettent encore aujourd’hui d’intervenir », précise Jean-Pierre Orcil, directeur du réseau Oséo. Quant à la question d’une autre dotation, il répond : « Aujourd’hui cela reste un point d’interrogation. La demande d’accompagnement des entreprises reste soutenue mais nous pouvons encore la gérer. Si la demande augmente, il nous faudra des fonds supplémentaires. »
Morgane Remy

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