BILAN CARBONE : LE BLUFF NE PAIE PAS
Par O. J. - Publié le | L'Usine Nouvelle n° 3270Pour affirmer qu'un produit possède des vertus écologiques, encore faut-il pouvoir le prouver ! C'est la leçon que vient de tirer Superfos A/S, un fabricant danois d'emballages plastiques. En 2008, l'industriel publie sur son site internet et sur des brochures publicitaires des informations vantant les supposées faibles émissions de CO2 de ses produits... en les comparant à celles des emballages métalliques. Aussitôt, l'Empac (organisation qui représente l'industrie de l'emballage métallique en Europe) engage une action judiciaire. La cour danoise vient de trancher : ces messages étant inexacts et sans fondements, Superfos A/S ne peut en faire usage. « Je conseille aux industriels qui comparent leurs produits à ceux de leurs concurrents en s'appuyant sur des allégations environnementales, d'être capables d'apporter la preuve sérieuse et scientifique de ce qu'ils avancent », résume David Desforges, avocat en droit de l'environnement chez Jones Day. Outil marketing de plus en plus usité, le bilan environnemental doit être manié avec précaution.











